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L'appli de rencontres Grindr a laissé des entreprises avoir accès au statut VIH de ses membres — mais nie une faille ressemblante à celle de Facebook

L'appli de rencontres Grindr a laissé des entreprises avoir accès au statut VIH de ses membres —  mais nie une faille ressemblante à celle de Facebook
  • L'application de rencontres homosexuelles Grindr est accusée d'avoir permis à des tierces d'avoir accès aux informations personnelles de ses utilisateurs, incluant leur statut de séropositivité.
  • Ses dirigeants nient tout parallèle avec le scandale Facebook et Cambridge Analytica.
  • Des utilisateurs et des associations ont qualifié cet acte de "négligence importante".
  • En réponse à ces accusations, le directeur technique de Grindr a publié un communiqué rappelant les paramètres de sécurité et de confidentialité de l'application.

Grindr est sous les feux de la rampe. L'application de rencontres pour hommes homosexuels, queers et bisexuels, qui compte plus de 3,6 millions d'utilisateurs actifs, est accusée d'avoir permis à des applications tierces d'avoir accès à des données sensibles, incluant le statut de séropositivité des utilisateurs, a rapporté Buzzfeed, ce lundi 2 avril.

Selon un analyste du cabinet SINTEF, toutes les données récoltées rendraient les personnes concernées tout à fait identifiables, a indiqué la même source.

Grindr nie tout parallèle entre cette affaire et celle de Cambridge Analytica, impliqué dans la collecte de 50 millions de données de Facebook à l'insu de ses utilisateurs.

Interrogé par Axios, Bryce Case, le chef de la sécurité de Grindr, a déclaré que c'était "confondre un problème et essayer de nous mettre dans le même camp, et nous n'y sommes pas du tout".

"Toutes les informations que nous soumettions aux applications tierces [Apptimize et Localytics], dont le statut VIH des utilisateurs, étaient cryptées. À aucun moment nous n'avons partagé des informations sensibles comme le statut de séropositivité à nos annonceurs", a-t-il précisé.

Cette information a suscité beaucoup de réactions auprès des utilisateurs de l'appli de dating, mais aussi du côté des militants de la cause LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queer).

James Krellenstein, membre de l'association de lutte contre le Sida ACT UP basée à New York, a dit à BuzzFeed que cette négligence constituait une "négligence importante et flagrante des standards de base que l'on n'attendrait pas d'une société qui se positionne comme supporter de la communauté queer".

Dans le but de "faire taire toute désinformation" à ce sujet, le CTO de Grindr, Scott Chen, a publié un communiqué sur Tumblr et partagé sur Twitter.

Le communiqué dit que:

"Grindr n'avait jamais vendu et ne vendra jamais d'informations identifiables concernant ses utilisateurs — et plus particulièrement des informations relatives au statut VIH ou le dernier test en date — à des tierces ou des annonceurs [...] notre but a toujours été de promouvoir la santé et la sécurité de nos utilisateurs".

Depuis, Grindr a affirmé avoir cessé de récolter ces données.

Dans le même temps, Grindr a annoncé ce dimanche 1er avril vouloir mettre en place des alertes sur son application, afin d'inviter ses utilisateurs à effectuer des tests réguliers de VIH tous les trois ou six mois:

Business Insider
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