Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Des hackers israéliens auraient donné à Cambridge Analytica des emails privés de 2 chefs d'État

Des hackers israéliens auraient donné à Cambridge Analytica des emails privés de 2 chefs d'État
© Bill Hinton/Getty Images
  • Des hackers israéliens auraient donné à Cambridge Analytica, le cabinet d'analyse politique au centre d'un scandale massif autour de données provenant de Facebook, des emails privés de deux chefs d'État.
  • Dans la première affaire, ces hackers seraient venus dans les locaux de Cambridge Analytica avec une clé USB contenant des informations sur le leader du parti de l'opposition nigériane, qui est maintenant président.
  • La même équipe de cybersécurité israélienne aurait été engagée plus tôt en 2015, et obtenu des informations privées sur un politicien de la fédération de Saint-Christophe-et-Niévès, qui est devenu premier ministre.

Des hackers israéliens auraient donné des informations provenant d'emails piratés de deux leaders politiques à Cambridge Analytica, le cabinet d'analyse politique au centre d'un scandale massif impliquant des données de Facebook.

Ces emails livrés à Cambridge Analytica impliquaient le président nigérian, Muhammadu Buhari, et le nouveau Premier ministre de Saint-Christophe-et-Niévès, Timothy Harris, et concernaient les élections respectives des deux pays, a rapporté le Guardian, citant plusieurs ex-employés de la société.

La direction de la société aurait encouragé l'utilisation de ces données, offertes par ces pirates israéliens, avec Alexander Nix, l'ex-DG limogé de la société ainsi que d'autres dirigeants, donnant les directives aux employés sur la manière d'exploiter ces informations.

Un milliardaire nigérian aurait versé 2 millions de livres sterling (environ 2,2 millions d'euros) à Cambridge Analytica en 2015 pour soutenir la campagne de réélection de Goodluck Jonathan, président du Nigéria, d'après l'enquête.

"C'était le genre de campagne qui faisait notre gagne-pain", a rapporté l'un des ex-employés, au Guardian. "On était employés par un milliardaire qui paniquait à l'idée de changer de gouvernement, et qui était prêt à mettre le prix pour s'assurer que cela n'arrive pas".

L'ancien personnel de Cambridge Analytica a dit au Guardian qu'il avait rencontré des agents en cybersécurité israéliens dans leurs bureaux basés à Londres, au début de l'année 2015.

D'après les dires du personnel, les hackers auraient apporté une clé USB qui contenait des emails personnels, incluant des informations privées, dont des données médicales, concernant le président nigérian Muhammadu Buhari, président du mouvement de l'opposition, à l'époque.

L'équipe était affolée par les informations présentées lors de la rencontre, indique l'article, ce qui les aurait forcé à refuser d'utiliser ces données piratées pour leur campagne.

La même équipe de cybersécurité israélienne aurait été engagée plus tôt en 2015, et aurait obtenu des informations privées sur le politicien christophien Timothy Harris, qui plus tard sera élu Premier ministre.

Dans une autre affaire, SCL Group, la maison-mère de Cambridge Analytica, a utilisé 1 million de livres sterling (environ 1,1 millions d'euros) de pots-de-vin pour aider le parti des travailleurs de Saint-Christophe-et-Niévès, qui était leur client en 2010, à remporter l'élection.

SCL Group a nié avoir utilisé des données volées de la part des individus mentionnés dans le rapport du Guardian.

Les chefs de Cambridge Analytica, qui ont aidé l'équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle américaine de 2016, ont été filmés en train de se vanter d'avoir aidé Trump à remporter l'élection.

Facebook a récemment suspendu Cambridge Analytica pour ne pas avoir détruit les données privées récoltées auprès des 50 millions d'utilisateurs pour prédire les comportements individuels des électeurs américains.

Version originale: Rosie Perper/Business Insider

Business Insider
Découvrir plus d'articles sur :