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Il y a une combine du Gouvernement pour que vous gagniez plus à partir du 1er janvier — voici comment ça marche

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Il y a une combine du Gouvernement pour que vous gagniez plus à partir du 1er janvier — voici comment ça marche
© REUTERS/Charles Platiau

Vous gagnerez plus car vous paierez moins de cotisations salariales l'an prochain en France.

Le ministère de l'Action et des Comptes publics a annoncé la suppression des cotisations salariales maladie et chômage prévue par l'exécutif pour 2018, qui sera compensée par une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).

C'est l'une des six réformes sociales promises par Emmanuel Macron, confirmée par le Premier ministre Edouard Philippe lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale début juillet.

Le transfert d'une partie du financement de la protection sociale vers la CSG, à l'assiette plus large, doit augmenter le pouvoir d'achat.

A terme, il y aura donc une conséquence directe visible pour un salarié, un travailleur indépendant et un fonctionnaire: il gagnera plus en revenu net chaque mois. Une personne au Smic gagnera ainsi 260 euros nets de plus par an, selon le Gouvernement.

Mais il y a un montage financier derrière cette mesure: la baisse des cotisations salariales s'effectuera en deux temps, quand la hausse sera effective dès le 1er janvier prochain, a annoncé le Gouvernement, confirmant l'information des Echos. "Ce mouvement de redistribution très ambitieux en faveur des revenus du travail sera réalisé en deux temps", peut-on lire dans le texte du ministère diffusé dans la nuit de mardi à mercredi.

C'est-à-dire que la hausse nette des revenus sera partielle en début d'année. Il faudra attendre la deuxième vague de suppression des cotisations salariales que vous payez chaque mois pour en calculer le bénéfice total.

Voici comment va fonctionner ce dispositif inédit et complexe:

Les cotisations sociales sont payées par les entreprises — en majorité — et les salariés. Elles sont calculées sur la base du salaire brut. Elles permettent de financer l'assurance chômage et maladie (taux de prélèvement de 2,4% et 0,75%).

REUTERS/Eric Gaillard

Les Français paient également un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale (maladie, maternité, invalidité, décès, accidents du travail, vieillesse, etc). Il s'agit de la fameuse CSG qui a été créée en 1991, dont le taux est de 7,5 %.

REUTERS/Philippe Lopez

La CSG concerne les salaires, primes, pensions de retraite, allocations chômage, indemnités journalières, revenus fonciers, rentes viagères, revenus mobiliers, plus-values immobilières, les sommes engagées ou redistribuées par les jeux.

Facebook/Casino Barrière Enghien-Les-Bains

La première étape de cette future suppression des cotisations salariales concernera les salariés et les indépendants — soit 21 millions de Français. Elle sera mise en place en partie au 1er janvier. Une deuxième baisse est prévue "à l’automne 2018", indique le ministère.

AP Photo/Claude Paris

Cette baisse en deux temps sera compensée par une hausse de la CSG — de 7,5% à 9,2% — effective en totalité dès le 1er janvier. Dans le programme d'Emmanuel Macron, elle ne devait concerner ni les retraités modestes — exonérés de CSG ou soumis à un taux réduit — ni les indemnités touchées par les chômeurs.

Yann Cuchert compense le poids du rugbyman Sébastien Chabal aux barres parallèles. YouTube/BMBDIVERS

C'est un gain net de pouvoir d'achat de 260 euros par an pour un salarié au Smic, est-il estimé.

REUTERS/Clodagh Kilcoyne

Cet étalement du gain de pouvoir d'achat pour les salariés doit permettre de moins peser sur le déficit public, que le gouvernement entend ramener de 3% du produit intérieur brut (PIB) fin 2017 à 2,7% fin 2018.

REUTERS/Charles Platiau
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