Huawei a officiellement dévoilé Harmony OS, son système d'exploitation maison qui pourrait remplacer Android

Richard Yu, PDG de Huawei. Reuters

Huawei a officiellement dévoilé son nouveau système d'exploitation, Harmony OS. Le système d'exploitation, appelé Hongmeng en Chine, pourrait finir par remplacer Android sur ses appareils mobiles si l'entreprise chinoise restait sur la liste noire aux États-Unis. Harmony OS a été dévoilé vendredi lors d'une conférence de développeurs tenue à Dongguan dans le sud de la Chine, où Huawei a construit un luxueux campus. Il sera open source et pourra être utilisé pour les smartphones mais aussi d'autres appareils. Richard Yu, le PDG de Huawei, a déclaré qu'il sera "complètement différent d'Android et iOS".

Il a ajouté : "Vous pourrez développer vos applications une seule fois, puis les déployer ensuite de manière effective sur toute une gamme d'appareils différents." Cela pourrait inclure des téléviseurs intelligents et des systèmes pour voiture, selon un tweet que Huawei a posté au sujet de la technologie. Richard Yu a déjà déclaré que Huawei souhaitait que le système d'exploitation soit prêt à être déployé à l'échelle mondiale au début de 2020. Il pourrait être lancé en Chine plus tard cette année.

Harmony de Huawei. Huawei

Huawei, le deuxième fabricant de smartphones au monde, a accéléré son travail sur Harmony cette année après avoir été mis sur la liste noire par le gouvernement américain en mai, craignant qu'il ne serve de moyen d'espionnage au gouvernement chinois. À la suite de la décision de l'administration Trump, Google a effectivement rompu ses liens avec Huawei. Cela pourrait signifier que Google cesse de déployer les mises à jour Android sur les appareils Huawei, et que les nouveaux téléphones Huawei n'auront pas accès à des services comme Gmail.

À lire aussi - Un diplomate chinois vante sur Twitter la supériorité de Huawei sur Apple... depuis son iPhone

Depuis l'inscription sur la liste noire en mai, le gouvernement américain a assoupli sa position, affirmant qu'il délivrerait des licences pour permettre aux entreprises de vendre à Huawei. Cette semaine, Bloomberg a cependant rapporté que les autorités américaines retardaient l'octroi des licences.

Richard Yu a affirmé vendredi qu'il serait difficile pour Huawei d'atteindre son objectif précédent de devenir le plus grand fabricant mondial de smartphones en 2019 en raison des problèmes en cours aux États-Unis. La société aurait été en mesure d'expédier 300 millions de smartphones cette année sans de telles restrictions, a assuré Richard Yu.

Malgré ses problèmes aux États-Unis, l'étude IHS Markit publiée cette semaine classe toujours Huawei en deuxième position des fabricants de téléphones au monde. Il devance confortablement Apple, qui est maintenant à la quatrième place.

Version originale : Jake Kanter et Reuters/Business Insider

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Ce n'est pas vraiment le moment d'acheter un nouvel iPhone

VIDEO: Voici les naissances les plus extrêmes du royaume animal