Huawei envisagerait déjà de retirer de la vente le prochain Honor 20 qui doit sortir en France le 21 juin

George Zhao, le président d'Honor, une marque de Huawei, lors de la présentation du Honor 20 à Londres le 21 mai 2019. REUTERS/Peter Nicholls

Huawei Technologies se prépare à une baisse de 40 à 60% de ses livraisons de smartphones à l'étranger, relate Bloomberg. Le géant chinois étudie différentes options, dont le retrait de son dernier modèle de smartphone, le Honor 20, selon l'article qui cite des sources proches du dossier. Les ventes de ce modèle débuteront dans certaines régions d’Europe, notamment en Grande-Bretagne et en France, le 21 juin, précise Bloomberg, ajoutant que les dirigeants allaient surveiller son lancement et pourraient arrêter les livraisons si les ventes sont médiocres.

Des responsables du marketing et des ventes de Huawei s'attendent à une baisse des volumes de l'ordre de 40 millions à 60 millions de smartphones cette année. Pour compenser cette baisse à l'étranger, Huawei veut conquérir jusqu'à la moitié du marché chinois des smartphones en 2019, ajoute Bloomberg. Huawei n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters. Le groupe télécoms subit une série de revers depuis la décision des Etats-Unis de placer le 16 mai dernier le deuxième fabricant mondial de smartphones sur une liste noire.

Dernier épisode en date : le report à septembre du lancement mondial de son smartphone Mate X doté d'un écran pliable. Ce smartphone, vendu 2 600 dollars (2 280 euros) et compatible avec les réseaux de cinquième génération (5G), a été présenté en février dernier au Mobile World Congress de Barcelone, le principal salon du secteur. Il devait initialement être commercialisé ce mois-ci. Equipé d'un écran de 8 pouces pouvant se plier en deux, le Mate X est en concurrence avec le Galaxy Fold de Samsung Electronics. L'échec de ce dernier aurait poussé le constructeur chinois à faire preuve de patience. "Nous ne voulons pas lancer un produit qui détruirait notre réputation", a déclaré un porte-parole de Huawei à CNBC.

La décision de l'administration américaine lui interdit d'acheter des produits comportant au moins 25% de composants issus d'une technologie ou de matériaux américains. Washington pense que Pékin pourrait se servir de Huawei à des fins d'espionnage, des accusations que ce dernier rejette. Les sanctions américaines empêchent également Huawei de travailler notamment avec Alphabet, la maison mère de Google, dont le système d'exploitation Android équipe la plupart des smartphones, y compris ceux du groupe chinois. Dès lors, Huawei a décidé de se doter de son propre OS pour continuer d'exister en Europe

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