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Huawei ne pourra plus mettre à jour les services Google sur ses anciens téléphones Android

Huawei ne pourra plus mettre à jour les services Google sur ses anciens téléphones Android
© Waldo Swiegers/Bloomberg via Getty Images

Huawei reste le vilain petit canard des constructeurs de smartphones. Plus d'un an après avoir été placé sur liste noire par le gouvernement américain, le géant chinois vient de perdre sa licence générale temporaire d'exploitation. Conséquence : Huawei ne pourra plus installer les mises à jour des services Google sur ses anciens modèles de téléphones sortis avant la sanction américaine, comme le P20, le P30, le Mate 20 ou encore le Honor 10. Les smartphones Huawei commercialisés à partir de mai 2019 n'étaient déjà plus équipés de GMail, Youtube, Chrome et compagnie.

Les services Google ne devraient pas pour autant disparaître des téléphones Huawei, mais faute de mises à jour, ces derniers pourraient vite devenir obsolètes. Pour remplacer les outils Google, la marque chinoise a cependant développé ses propres services, comme l'AppGallery (à la place du Google Play Store), ou encore l’assistant vocal Celia (remplaçant de l'Assistant Google). Depuis la mise en place de l'embargo américain à son encontre en mai 2019, Huawei bénéficiait encore d'une licence d'exploitation temporaire, renouvelée tous les trois mois par les Etats-Unis.

Cette dernière autorisait les fournisseurs de logiciel américains à envoyer leurs mises à jour d'applications et de sécurité à Huawei afin que le géant chinois les déploie sur ses appareils.

Le gouvernement américain durcit les sanctions

Dans une déclaration écrite envoyée au Washington Post, le département américain du Commerce a expliqué que cette licence temporaire a permis de donner "une opportunité aux utilisateurs d’appareils Huawei et aux fournisseurs de télécommunications de continuer à exploiter temporairement ces appareils et les réseaux existants tout en accélérant la transition vers des fournisseurs alternatifs." Mais la période de transition — qui aura donc duré un an et trois mois — touche désormais à sa fin.

Le département du Commerce américain a également annoncé lundi 17 août durcir les sanctions contre Huawei en les étendant à 38 de ses filiales, accusant à nouveau le géant chinois d'être un danger pour la sécurité américaine.

"Alors que nous avions restreint son accès à la technologie américaine, Huawei et ses filiales ont travaillé par l'intermédiaire de tiers pour exploiter la technologie américaine d'une manière qui porte atteinte aux intérêts des États-Unis en matière de sécurité nationale et de politique étrangère", affirme le communiqué de presse.

Sans Google et les autres technologies américaines, Huawei risque de dégringoler. Un coup dur pour le constructeur chinois qui avait réussi à s'imposer comme leader des ventes de smartphones fin juillet.

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