Huawei pourrait de nouveau être fourni par les entreprises américaines

Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, au G20 à Osaka, au Japon, le 29 juin 2019. REUTERS/Kevin Lamarque

Donald Trump lève l'interdiction de vendre des composants technologiques américains à l'équipementier chinois Huawei, dès lors qu'ils n'entraînent pas de risque pour la sécurité de son pays. "Les entreprises américaines peuvent vendre leurs équipements à Huawei. Nous parlons d’équipements qui ne posent pas de grand problème de sécurité nationale", a déclaré le président des Etats-Unis en marge du G20, rapporte Bloomberg. Cette décision de Donald Trump ne s'appliquera qu'aux produits disponibles à large échelle dans le monde et exclura donc les équipements les plus sensibles, a précisé dimanche le conseiller économique de la Maison blanche.

"Tout ce qui va se passer c'est que le Département du Commerce va accorder des licences supplémentaires lorsqu'il y a une disponibilité générale" pour les composants dont le groupe a besoin, a déclaré Larry Kudlow dans l'émission "Fox News Sunday". Les fabricants américains de semi-conducteurs notamment "vendent des produits qui sont largement accessibles depuis d'autres pays (...) Il ne s'agit pas d'une amnistie générale (...) Les préoccupations en matière de sécurité nationale demeureront primordiales", a-t-il dit.

La levée partielle des restrictions américaines visant le fabricant chinois sont un élément clef de l'accord conclu pendant le week-end entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en vue de relancer des négociations commerciales entre les deux pays.

Huawei reste sur "liste noire" aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, cette évolution a suscité des critiques de sénateurs — tant démocrates que républicains — inquiets des liens ente Huawei et les services de renseignement chinois. "Il y aura beaucoup de ripostes s'il s'agit d'une concession majeure", a prédit le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham dans l'émission "Meet the press".

Huawei, premier équipementier télécoms mondial et deuxième fabricant mondial de smartphones, dément que ses produits constituent une menace en matière de sécurité. Le groupe a entrepris de se défendre sur le terrain judiciaire depuis qu'il a été placé sur une "liste noire" américaine pour les exportations le mois dernier.

Larry Kudlow a précisé que cette disposition demeurait et que les préoccupations plus générales concernant Huawei seraient abordées à l'occasion de la reprise des discussions. L'accord conclu pendant le week-end "n'est pas le dernier mot", a dit le conseiller. 

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