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Huawei, Xiaomi et deux autres fabricants chinois s'unissent pour concurrencer le Play Store de Google

Huawei, Xiaomi et deux autres fabricants chinois s'unissent pour concurrencer le Play Store de Google
© Sundar Pichai, PDG de Google

La "guerre froide technologique" entre les États-Unis et la Chine ne montre aucun signe de dégel. Selon Reuters, Huawei. Xiaomi, Oppo et Vivo développeraient une plateforme commune pour permettre aux développeurs de lancer des applications sur tous leurs magasins d'applis en même temps. Selon les analystes, c'est une tentative de contester l'hégémonie du Play Store de Google. Cette plateforme est la Global Developer Service Alliance (GDSA).

Son site web indique qu'elle desservira neuf "pays et régions", dont l'Inde, l'Indonésie, la Malaisie et la Russie. Le site ne fait aucune mention de Huawei. Business Insider US rapportait en janvier que Huawei débloquait des fonds importants pour attirer les développeurs, dans le but de construire son propre écosystème d'applications. Lorsque l'administration Trump a ajouté Huawei à sa liste noire en mai 2019, Google a annoncé, à la surprise générale, qu'il exclurait Huawei de son système d'exploitation mobile, Android.

Spéculant sur le lien entre la Chine et Huawei, Nicole Peng, la vice-présidente de la mobilité chez Canalys, a déclaré à Reuters que les entreprises "chercheraient à tirer parti des avantages de leurs partenaires dans différentes régions, avec la forte base d'utilisateurs de Xiaomi en Inde, de Vivo et Oppo en Asie du Sud-Est, et de Huawei en Europe". Elle a ajouté que le GDSA avait été formé pour "avoir un peu plus de pouvoir de négociation contre Google". Un porte-parole de Huawei a décliné la demande de commentaires de Business Insider US. Du côté de Xiaomi, un responsable a déclaré à Reuters que la GDSA n'avait pas pour but de défier Google, et a nié l'implication de Huawei.

Le Play Store de Google aurait généré 7,7 milliards de dollars (7,02 milliards d'euros) de chiffre d'affaires au troisième trimestre 2019, selon la société américaine SensorTower. Parmi les recettes générées par les magasins d'applis, il arrive en deuxième position, derrière l'Apple store, qui a généré 14,2 milliards de dollars (12,95 milliards d'euros).

Le Play Store de Google n'est pas gêné par l'App Store d'Apple, disponible uniquement sur les appareils iOS. Le Play Store de Google représente plus de 90% des applications téléchargées sur les appareils Android. Et selon le cabinet d'études Counterpoint, Xiaomi, Huawei, Vivo et Oppo réunis représentent 43% des expéditions mondiales de smartphones au troisième trimestre 2019. Ils sont donc potentiellement en capacité de concurrencer le Play Store.

Le propre système d'exploitation de Huawei, HarmonyOS, a été dévoilé pour la première fois en août 2019, et pourrait finir par remplacer entièrement Android sur ses appareils mobiles si la société chinoise reste sur la liste noire des États-Unis. HarmonyOS devait initialement être mis en service au début de 2020. Mais il est devenu évident que ce délai initial était beaucoup trop ambitieux. Deux mois seulement après l'annonce du projet, un cadre supérieur de l'entreprise a admis que son développement pourrait prendre des années.

Business Insider US a contacté Xiaomi, Oppo, Vivo et Google pour obtenir leurs commentaires.

Version originale : Charlie Wood/ Business Insider

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