Un iceberg de 1000 milliards de tonnes et de la taille de la Creuse s'est détaché de l'Antarctique et c'est un record

La faille de 175 km de long, identifiée depuis 2014, s'était créée sur la barrière de Larsen, une formation de glace le long de la côte orientale de la péninsule Antarctique du Cap Longing. NASA's Goddard Space Flight Center/Handout via REUTERS

Cela faisait plusieurs mois que les scientifiques avaient prévenu qu'un iceberg géant était sur le point de se décrocher de l'Antarctique.

En effet, une faille de 175 km de long s'était créée sur la barrière de Larsen, une formation de glace le long de la côte orientale de la péninsule Antarctique du Cap Longing et avait été repérée depuis 2014 par les chercheurs.

D'après les scientifiques de l'université de Swansea et du British Antarctic Survey (BAS), le morceau de banquise de mille milliards de tonnes s'est bien détaché entre le 10 et le 12 juillet 2017 de la barrière de Larsen C, sur la côte orientale.

Martin O'Leary, glaciologue à l'université de Swansea l'a annoncé ce mercredi 12 juillet 2017 dans un tweet posté tôt dans la matinée:

Cet iceberg géant fait plus de 5800 kilomètres carrés, selon les estimations des chercheurs, ce qui équivaut à la surface du département français de la Creuse.

"Il s'agit de l'un des plus gros icebergs jamais recensés et il sera difficile de prévoir sa progression", a dit à Reuters Adrian Luckman, professeur à l'université de Swansea qui a observé l'évolution de la barrière de Larsen C pendant des années.

L'activité humaine ne serait pas responsable du détachement de cet iceberg géant. L'événement ferait tout simplement partie du cycle naturel d'une banquise "saine", rapporte Business Insider US qui cite Helen Amanda Fricker, glaciologue qui étudie l'Antarctique pour le Scripps Institution of Oceanography interrogée par The Guardian:

"Les vêlages [ndlr: pertes par des glaciers de fragments sous forme d'icebergs] comme celui-ci font partie du processus normal d'une calotte glaciaire. Ce sont des choses qui arrivent depuis des décennies, des siècles, des millénaires, selon des cycles qui sont beaucoup plus longs que la durée de vie d'un humain ou d'un satellite."

Les morceaux d'iceberg à la dérive constituent des dangers pour les navires dans cette zone, notamment pour les croisières en Amérique du Sud, même si la péninsule antarctique reste éloignée des principales routes commerciales.

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