Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Il y aurait très peu de risque de contamination au Covid-19 en avion, selon une nouvelle étude

Il y aurait très peu de risque de contamination au Covid-19 en avion, selon une nouvelle étude
"Aussi bien pour le 777 que pour le 767, les calculs montrent qu'il faudrait 54 heures de vol d'affilée pour inhaler une charge virale suffisante pour tomber malade". © Alev Takil/Unsplash

La pandémie de Covid-19 a fait des ravages dans des pans entiers de l'économie, et les restrictions de déplacement ont eu des conséquences désastreuses sur l'aviation civile. Le secteur peut toutefois se réjouir un peu : selon une étude réalisée à bord de long-courriers Boeing 767 et 777 et publiée jeudi par l'armée américaine, le risque d'attraper le Covid-19 dans un avion est très faible si les passagers portent un masque.

Les chercheurs du commandement des transports de l'armée américaine (US Transcom) et de l'Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) ont mesuré à l'aide de traceurs fluorescents et de capteurs le volume d'aérosols contagieux transmis aux autres passagers par un mannequin simulant une personne infectée respirant normalement. Les passagers les plus exposés, matérialisés par des capteurs, étaient logiquement ceux assis soit juste à côté du mannequin "infecté", soit directement devant ou derrière lui.

A lire aussi — Accor, Airbus... Les 10 grands groupes dont le chiffre d'affaires s'est le plus effondré au premier semestre

Or, selon les quelque 300 tests effectués au sol et en vol pendant huit jours d'affilée au mois d'août, en coopération avec la compagnie United Airlines, 99,7% des particules infectées avaient été éliminées en 5 minutes avant d'atteindre les passagers les plus proches, grâce au système de ventilation sophistiqué des appareils testés. Si on étend la propagation aux 40 sièges les plus proches de la personne contaminée, la réduction des aérosols atteint 99,99%.

Ces résultats ont conduit les responsables du transport militaire à conclure que même à pleine capacité, le niveau de transmission du virus était nul pendant 12 heures de vol.

Les tests n'étudiaient l'hypothèse que d'un passager infecté, partaient du principe que tous les passagers portaient un masque en permanence et ne se sont pas penchés sur le risque de transmission du virus par un passager infecté se déplaçant dans la cabine.

Mais "ils sont encourageants", note le responsable de l'étude pour le Transcom, le capitaine de frégate Joe Pope. "Aussi bien pour le 777 que pour le 767, les calculs montrent qu'il faudrait 54 heures de vol d'affilée pour inhaler une charge virale suffisante pour tomber malade".

Cette étude survient alors qu'une réelle interrogation autour du risque de contamination dans les transports est soulevée depuis l'annonce des nouvelles mesures restrictives par Emmanuel Macron, mercredi soir. Peu d'études ont été publiées à ce sujet, et il est très difficile d'évaluer les risques, dans le métro par exemple, alors que les passagers sont anonymes et que l'application Stop Covid, qui pourrait renseigner les autorités sur le sujet, est trop peu utilisée par les Français.

A lire aussi - Covid-19 : ce qu'il faut savoir sur les tests rapides en 4 questions-réponses

Découvrir plus d'articles sur :