Mark Watney (joué par Matt Damon) dans le film "Seul sur Mars". YouTube/20th Century Fox

  • SpaceX dédie une grande partie de ses ressources à la construction de son vaisseau spatial Big Falcon Rocket (BFR), qui devrait lui permettre de réaliser son grand projet de colonisation de Mars. 
  • Un ingénieur haut placé de l'entreprise spatiale d'Elon Musk a récemment admis que SpaceX se considérait avant tout comme une société de transport et aurait besoin d'aide pour atterrir et survivre sur la planète rouge. 
  • Elon Musk a avancé que la première mission non-habitée avec le BFR est prévue pour 2022 et sera suivie d'une autre, habitée cette fois-ci, en 2024.

SpaceX a transféré une grande partie de ses ressources — humaines et financières — à la construction de son vaisseau spatial Big Falcon Rocket (BFR), qui devrait lui permettre de réaliser son grand projet de colonisation de Mars.

L'entreprise dirigée par Elon Musk a déjà commencé à développer un prototype du vaisseau spatial sous une tente au port de Los Angeles. Le premier vol non-habité du BFR étant prévu pour 2022, donc dans quatre ans.

Lors d'une discussion à la 21e Convention annuelle de l'International Mars Society, qui a eu lieu le 25 août à Pasadena en Californie, un ingénieur haut placé de SpaceX a cependant admis que SpaceX était avant tout une société de transport et aurait besoin d'aide pour réaliser son projet sur Mars, rapporte Business Insider US.

Paul Wooster, l'ingénieur principal pour la mission sur Mars, a déclaré: 

"A SpaceX, nous nous focalisons surtout sur le transport. Par rapport aux choses dont on aura besoin une fois sur Mars, c'est un domaine où [...] je pense que beaucoup de gens au-delà de SpaceX peuvent vraiment apporter leur contribution." 

Ces domaines concernent notamment l'atterrissage et la survie sur Mars. 

Concernant l'atterrissage, un utilisateur de Reddit qui a assisté à la présentation de Paul Wooster a entendu lors d'une session de questions-réponses improvisée que SpaceX collaborait avec des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA pour savoir lequel des quatre sites d'atterrissage présélectionnés serait le meilleur.

Dans sa présentation, Paul Wooster a indiqué que SpaceX avait détecté quatre sites d'atterrissage potentiels situés dans le nord de la planète rouge. Cette région n'a pas été choisie par hasard: il s'agit de lieux assez froids pour qu'on y trouve des grandes réserves de glace sous la surface martienne mais où il y a aussi assez de lumière pour être captée par des panneaux solaires. 

L'ingénieur de SpaceX a aussi admis que l'entreprise ne savait pas encore comment elle va construire ses plateformes d'atterrissage pour ses missions futures et qu'elle serait heureuse de recevoir des idées sur la question.

Wooster aurait également confié lors de cette sessions de questions-réponses qu'on ne savait pas encore quelle combinaison les astronautes porteront pour se protéger des radiations cosmiques sur Mars.

Le champs magnétique terrestre nous protège des radiations jusqu'à une certaine distance de la Terre, mais si l'on s'en éloigne trop pour voyager vers des planètes lointaines, notre corps y sera nécessairement exposées. Une étude citée par Business Insider US montre que le risque de cancer sur Mars est deux fois plus élevé qu'on ne l'avait imaginé.

Enfin, il reste aussi la question de savoir comment les gens vont vivre, habiter et travailler sur place sur laquelle SpaceX ne s'est pas penchée de façon approfondie.

Quoi qu'il en soit, un ex-scientifique de la NASA, D. Marshall Porterfield, avait confié à Business Insider US que le projet de colonisation de Mars d'Elon Musk allait "exiger des capacités de support de vie bio-régénérative".

L'idée derrière ce concept, sur lequel D. Marshall Porterfield a travaillé à la NASA, est de récolter l'air expulsé, les déchets liquides et solides de l'équipage et les recycler en eau fraîche, air et nourriture à l'aide des plantes et autres formes de vie. 

Cela permettrait de réduire drastiquement le besoin de missions de réapprovisionnement et d'aider à la survie de l'équipage sur le long terme.

A terme, Elon Musk compte envoyer un million d'humains sur Mars d'ici 100 ans. 

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