Intermarché épinglé pour avoir vendu du requin-renard, une espèce menacée

L'Intermarché d'Argelès-sur-Mer a commercialisé du requin-renard, une espèce protégée. Twitter/Sea Shepherd

Une commercialisation légale, mais plutôt limite, place Intermarché au cœur d'une polémique. L'association Sea Shepherd dénonce en effet sur son compte Twitter la vente au sein de l'enseigne de requin-renard, une espèce menacée et en danger. L'Organisation Non Gouvernementale (ONG) épingle l'Intermarché d'Argelès-sur-Mer pour avoir commercialisé au rayon poissonnerie du requin-renard, photo à l'appui. L'ONG, vouée à la protection et à la préservation des écosystèmes marins, dénonce la vente "d'espèces menacées et 'protégées'" par Intermarché, mais aussi la promo qui est faite en rayon autour de ce poisson affiché à 12,50 € le kilo.

Le requin-renard est une espace menacée mais sa commercialisation n'est néanmoins pas interdite. S'il a bien été placé en 2017 sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et donc identifié comme espèce en danger, le requin-renard ne fait pas partie en France des espèces strictement protégées et donc interdites à la vente. Devant le tollé suscité par le tweet de Sea Shepherd, le groupe Intermarché a réagi en décidant de retirer de la vente le requin. Ils l'ont confirmé via Twitter en précisant qu'il s'agissait de "regrettables initiatives isolées".

Mais la polémique a repris de plus belle quand l'Intermarché d'Argelès a décidé de remplacer la vente du requin-renard par du thon rouge et de l'espadon de Méditerranée : un choix plus qu'étonnant puisque ces deux espèces de poisson sont elles aussi menacées. Toujours sur Twitter, l'ONG Sea Shepherd ironise sur le choix de l'enseigne : "Vous voulez liquider 'les stocks' de poissons menacés ?". Intermarché s'est par la suite défendu, toujours sur Twitter, en indiquant que ces deux espèces étaient "autorisées à la vente" mais que "pour agir en faveur d'une pêche et d'un approvisionnement toujours plus responsables", ils allaient mettre en place "dès septembre un plan d'action concernant ces deux espèces":

En France, toutes les enseignes de la grande distribution ne fonctionnent pas de la même manière en ce qui concerne la commercialisation de certaines espèces menacées. Certains magasins ont décidé de les bannir une bonne fois pour toute tandis que d'autres continuent d'en vendre. Selon LCI, c'est la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction (Cites), ou Convention de Washington, qui règlemente le passage en frontière des aliments depuis 1975. La Cites est entrée en vigueur dans 183 pays mais pas dans l'Union européenne (UE) : au sein de l'Union européenne, ce sont donc les États qui appliquent des règlements en essayant d'harmoniser au maximum la réglementation entre pays. En France, les directions régionales en charge de l'environnement (Dreal) délivrent des permis ouvrant droit à une commercialisation.

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