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La tech française attire de plus en plus d'investisseurs individuels — elle le doit en partie à l'appétit de Xavier Niel

La tech française attire de plus en plus d'investisseurs individuels — elle le doit en partie à l'appétit de Xavier Niel
© REUTERS/Philippe Wojazer

Les business angels — des investisseurs individuels qui investissent une partie de leur patrimoine financier dans des sociétés à fort potentiel de croissance — ont engagé 43 millions d'euros en 2016 dans des entreprises françaises, selon un bilan du réseau France Angels.

C'est un montant en hausse de 3,5% par rapport à 2015.

Conséquence, 3000 emplois ont été créés ou maintenus dans ces startups, selon les données recueillies auprès des 72 réseaux membres de la Fédération France Angels.

Si la tech française profite de cette nouvelle manne financière, elle le doit en partie aux Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée), Olivier Mathiot (PriceMinister), Marc Simoncini (ex-Meetic, Jaïna Capital) et bien sûr Xavier Niel (Free).

Ils ont fait fortune au début des années 2000 dans le numérique et ils réinvestissent désormais leur argent dans des entreprises innovantes. Leur réussite a à la fois étonné et rassuré.

Ils ont servi d'exemple à leurs congénères mais aussi à leurs successeurs, à l'image des dirigeants de BlaBlaCar, Frédéric Mazella et Nicolas Brusson.

"Ils ont été des sortes des 'role models'. Ils ont été tellement mis en avant pour leurs prises de participations que ça a donné des envies et suscité des vocations. Il y a désormais un tissu très dynamique de business angels", analyse Christophe Chausson, président fondateur du cabinet Chausson Finance, interrogé par Business Insider France.

La société a aidé environ 200 startups à lever 700 millions d'euros depuis 20 ans. Citons parmi elles Sarenza, Viadeo, Alkemics, Allo Ciné, Webedia ou Dayuse.

Résultat, il arrive de plus en plus fréquemment que des créateurs effectuent un premier tour de table conséquent auprès de business angels avant de se lancer dans la séduction de fonds de ventures pour glaner plusieurs millions d'euros.

Mécaniquement, le ticket d'entré est monté.

"Il y a cinq ans, les tours de table de business angels étaient compris entre 200.000 et 250.000 euros dans la tech. Il n'est plus rare d'en voir certains atteindre le million", détaille Christophe Chausson.

Devialet est l'exemple à la fois le plus rare et le plus emblématique de cette tendance.

Avant sa levée de fonds de 100 millions d'euros en début d'année, le fabricant d'enceintes connectées avait réuni 80 personnalités pour lever 25 millions d'euros il y a deux ans. Et il n'y a pas de hasard. Aux côtés de Bernard Arnault (LVMH), on retrouve notamment Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini et Xavier Niel.

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