Jamie Dimon, JPMorgan

Jamie Dimon, DG de JPMorgan. Wikimedia Commons/Steve Jurvetson

La banque américaine JPMorgan emploie actuellement 16.000 salariés au Royaume-Uni.

En cas de "Brexit dur" — c'est-à-dire si Londres perd l'accès au marché unique européen —, JPMorgan devra rapatrier un certain nombre de postes en Europe. Mais ce n'est pas ce qui inquiète le plus son DG Jamie Dimon. 

Dans une interview accordée aux Echos, en marge du forum Paris Europlace, le patron de la première banque américaine par les actifs explique que l'étape la plus cruciale n'est pas la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en elle-même, mais ce qui se passera après cela: 

"Tout le monde parle de la date de sortie effective de la Grande-Bretagne de l'Union européenne mais cette première étape n'est pas importante. Ce qui est crucial c'est la phase 2 qui suivra cette date: comment on organise cette sortie et la période de transition qui s'ouvrira pour continuer de servir nos clients."

Concernant cette période de transition, le patron de JPMorgan a estimé dans Les Echos qu'"une durée réduite à dix-huit mois ne suffira pas" et qu'"il faudra s'accorder sur une période de temps plus étendue si on ne veut pas risquer de déstabiliser l'économie."

Lors d'une conférence au forum Paris Europlace, Jamie Dimon a par ailleurs précisé que plusieurs centaines de postes seraient transférés dans un premier temps mais que le nombre final dépendrait des exigences imposées par les législateurs et politiques européens, rapporte pour sa part le quotidien britannique The Guardian.

Un certain nombre de ces derniers sera transféré vers Francfort entres autres, l'une des bases européennes de JPMorgan, également ancrée à Dublin et à Luxembourg, a déclaré hier son DG Jamie Dimon, lors d'une conférence au forum Paris Europlace:

"Nous allons probablement utiliser la banque de Francfort, parce que nous avons déjà les licences. Mais les collaborateurs pourraient être à Paris, aux Pays-Bas ou à Madrid (...) Nous n'avons pas encore décidé, nous sommes ici pour discuter."

Les banques et les sociétés de gestion de fonds ayant des activités au Royaume-Uni ont jusqu'au 14 juillet pour transmettre à la Banque d'Angleterre leurs plans d'urgence pour s'adapter au Brexit. 

Société générale a ainsi annoncé hier qu'elle allait rapatrier en zone euro entre 300 et 400 postes actuellement situés à Londres de sa division Corporate & Investment Banking.

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