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Jean Castex recommande d'éviter les fêtes familiales et place 21 départements en zone rouge

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Le Premier ministre, Jean Castex. © Antoine Gyori /Corbis via Getty Images

Lors d'une conférence de presse, dans la matinée du jeudi 27 août, le Premier ministre Jean Castex a rappelé que l'objectif du gouvernement était de "tout faire" pour éviter un "reconfinement généralisé". Dans un contexte de recrudescence de l'épidémie, il a surtout annoncé le placement de 19 départements en zone rouge — où une circulation active du virus a été constatée — en plus de Paris et des Bouches-du-Rhône. "Nous comptions moins de 1 000 nouveaux cas par jour à la fin du confinement, nous sommes aujourd'hui à plus de 3 000. Bien sûr, il faut interpréter ces chiffres avec prudence, nous testons beaucoup plus de monde. Mais cette montée en puissance des tests n'explique pas tout : le pourcentage de personnes positives augmente", a déclaré le chef du gouvernement.

Les préfets de ces désormais 21 départements vont pouvoir prendre des mesures supplémentaires, comme à Marseille où les bars et restaurant doivent à présent fermer à 23 heures. Ils ne pourront en outre plus accorder de dérogation pour des rassemblements de plus de 5 000 personnes. Jean Castex a aussi invité à éviter "autant que possible" les fêtes de famille et à respecter les gestes barrières y compris dans le cercle familial. "Seulement 20% des contaminations s'expliquent par des clusters. L'essentiel de la transmission du virus se fait donc par des contacts du quotidien notamment dans l'espace privé", a-t-il précisé.

Voici le détail des 21 départements placés en zone rouge, dont une grande partie se trouvent en Île-de-France et au sud-est du pays :

  • Paris
  • Bouches-du-Rhône
  • Seine-Saint-Denis
  • Hauts-de-Seine
  • Essonne
  • Yvelines
  • Seine-et-Marne
  • Val-de-Marne
  • Val-d'Oise
  • Loiret
  • Sarthe
  • Gironde
  • Rhône
  • Haute-Garonne
  • Hérault
  • Gard
  • Var
  • Vaucluse
  • Alpes-Maritimes
  • Guadeloupe
  • Martinique

Concernant l'obligation de porter un masque dans les établissements recevant du public, le Premier ministre a indiqué que 30 000 contrôles avaient été effectués quotidiennement, ayant entraîné 700 verbalisations par jour. "Dans tous les territoires, j'ai demandé aux représentants de l'Etat d'établir des plans de contrôle, afin de s'assurer du respect des règles. Il ne suffit pas d'édicter des obligations, encore faut-il contrôler", a-t-il insisté. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a ajouté que les jeunes se contaminaient plus que leurs aînés, notamment dans "des lieux de sorties".

50 M de masques distribués aux plus modestes

Jean Castex a aussi rappelé la généralisation de l'obligation du port du masque "dans tous les espaces fermés où se situent plusieurs personnes", qu'il s'agisse des trains, des musées, des supermarchés ou des lieux de travail comme les salles de réunion et les open spaces. Le port du masque va aussi devenir obligatoire partout dans la ville de Paris, comme c'est déjà le cas dans d'autres grandes villes de France, telles que Toulouse.

Jean Castex a toutefois réitéré son opposition à la gratuité généralisée du masque, pour les élèves à l'école par exemple. "Nous fournissons des masques gratuits à nos concitoyens les plus modestes. Nous avons envoyé récemment 50 millions de masques à 3 millions de familles modestes et précaires", s'est-il défendu. "Nous avons décidé de renouveler cette opération en octobre et aussi souvent que cela sera nécessaire jusqu'à la fin de l'épidémie."

Il a enfin mis en avant "une capacité à tester parmi les meilleures du monde", avec le déploiement de "830 000 tests par semaine" et "la perspective du million en septembre."

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