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Jean-Luc Mélenchon condamné à 3 mois de prison avec sursis après la perquisition houleuse chez LFI

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Jean-Luc Mélenchon condamné à 3 mois de prison avec sursis après la perquisition houleuse chez LFI
© Photographer: Simon Dawson/Bloomberg

Le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a été condamné ce lundi 9 décembre à trois mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation", rapporte Le Parisien. Il écope également d'une amende de 8 000 euros. L'homme politique était poursuivi après une perquisition houleuse menée au siège de son parti, au cours de laquelle il avait bousculé un magistrat pour s'interposer et tonner face aux forces de l'ordre : "La République c'est moi".

Menée le 16 octobre 2018, cette perquisition intervenait dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, l'une sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017, l'autre sur les conditions d'emploi d'assistants de députés européens de LFI. Elles ont toutes deux été confiées à des juges d'instruction depuis. Lors du procès en septembre, le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant "un acte de résistance violente avec usage de la force".

'Un feuilleton judiciaire' inventé 'par Emmanuel Macron'

Le ténor de LFI avait de son côté dénoncé "un procès politique" et s'était défendu d'avoir fait preuve de violence. Selon lui, il souhaitait simplement assister à la perquisition pour s'assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas embarqué. A l'issue du délibéré ce lundi, il a estimé face aux journalistes que les magistrats avaient fini par "avoir peur" des procureurs, "les juges du gouvernement". Avant de dénoncer un "feuilleton judiciaire" inventé "par Emmanuel Macron et Nicole Belloubet (la Garde des Sceaux, ndlr)".

Cinq de ses proches étaient aussi poursuivis, dont le député Alexis Corbière qui a été relaxé, ainsi que le député Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard, condamnés respectivement à 6000 euros et 7000 euros d'amende, sans peine de prison, précise l'AFP. Les deux dernières personnes poursuivies pour rébellion ont également écopé d'amendes.

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