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Jean-Paul Delevoye démissionne du gouvernement après des suspicions de conflits d'intérêt

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Jean-Paul Delevoye démissionne du gouvernement après des suspicions de conflits d'intérêt
© Stephane Cardinale/Corbis via Getty Images

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, fragilisé par des soupçons de conflits d'intérêts après des oublis dans sa déclaration d'intérêts, a présenté sa démission ce lundi 16 décembre 2019. Emmanuel Macron accepte "avec regret" la démission de Delevoye qui sera remplacé "dans les plus brefs délais". Très fragilisé dans l'opinion publique en plein conflit social contre la réforme des retraites, il avait pourtant reçu samedi le soutien du chef du gouvernement. Sa "bonne foi est totale", avait estimé Édouard Philippe, mettant fin à l'incertitude qui planait sur une possible démission évoquée par l'intéressé lui-même pour "préserver" sa réforme très décriée.

Ce soutien n'a pas suffi. Le "Monsieur retraite" avait oublié de déclarer 13 mandats, dont une grande majorité de bénévoles, à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), soit dix de plus que dans la version initiale. Il a aussi revu à la hausse certaines rémunérations. "J'ai fait ces omissions car pour moi, c'était de l'ordre de l'engagement social", se justifiait au Monde Jean-Paul Delevoye, affirmant n'avoir "jamais donné de conférences rémunérées dans le cadre de ces fonctions".

Le "Monsieur retraite" du gouvernement avait reconnu il y a quelques jours avoir omis de déclarer sa fonction d'administrateur bénévole dans un institut de formation de l'assurance, l'Ifpass. D'autres oublis sont ensuite apparus: il siège bénévolement depuis 2016 au conseil d'administration de la Fondation SNCF, et préside l'Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de-France.

Jean-Paul Delevoye a aussi cumulé sa fonction gouvernementale avec celle, rémunérée, de président de Parallaxe, un institut de réflexion sur l'éducation dépendant du groupe de formation IGS, cumul qu'il avait déclaré mais qui, a-t-il appris depuis, n'était pas autorisé.
Face à la polémique, il a démissionné de ses fonctions et s'est engagé à rembourser les sommes perçues. Selon Le Monde, il aurait touché 78 408 euros net au titre d'un ancien ancien poste de "conseiller du délégué général" du groupe IGS, ainsi que 73 338 euros net en 2018 et 62 216 en 2019 en tant que président d'honneur du groupe de réflexion Parallaxe.

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