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Jean-Yves Le Drian dénonce 'un coup dans le dos' après la rupture du 'contrat du siècle' avec l'Australie

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Jean-Yves Le Drian dénonce 'un coup dans le dos' après la rupture du 'contrat du siècle' avec l'Australie
Le ministre des Affaires étrangères se dit "très en colère" après la décision de l'Australie d'annuler la construction de sous-marins à l'aide de technologies françaises. © Getty Images
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Le Premier ministre australien Scott Morrison a confirmé ce jeudi 16 septembre la rupture du gigantesque contrat conclu en 2016 avec la France à hauteur de 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros), pour la fourniture de sous-marins conventionnels. Canberra préfère finalement construire des sous-marins à propulsion nucléaire à l'aide de technologies américaines et britanniques.

Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères estime ce jeudi matin que "c'est vraiment un coup dans le dos. Nous avions établi avec l'Australie une relation de confiance et cette confiance est trahie". "Je suis aujourd'hui très en colère. Ça ne se fait pas entre alliés", a dénoncé le chef de la diplomatie française sur France Info.

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'Un changement de besoin'

"La décision que nous avons prise de ne pas continuer avec les sous-marins de classe Attack et de prendre un autre chemin n'est pas un changement d'avis, c'est un changement de besoin", a déclaré Scott Morrison, qui a également annoncé l'achat de missiles américains Tomahawk.

L'Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé conjointement ce mercredi 15 septembre un vaste partenariat de sécurité dans la zone indo-pacifique. Londres et Washington se sont notamment engagés à "soutenir l'Australie dans l'acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire", selon un communiqué commun des trois partenaires.

Le Royaume-Uni a assuré jeudi ne pas vouloir "contrarier" Paris en scellant avec les Etats-Unis et l'Australie un vaste pacte de sécurité dans la zone indo-pacifique qui a conduit à la rupture d'un contrat de fourniture de sous-marins français à Canberra.

"Nous ne sommes pas partis à la chasse aux opportunités. Fondamentalement, les Australiens ont pris la décision de vouloir une capacité différente", a déclaré le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, sur la chaîne télévisée Sky News. "Nous n'avons pas l'intention de faire quoi que ce soit qui puisse contrarier les Français", a-t-il poursuivi. "Les Français comptent parmi nos plus proches alliés militaires en Europe, nous sommes des forces assez importantes et comparables et nous faisons des choses ensemble", notamment dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest.

Selon Ben Wallace, "il ne s'agit pas d'envoyer un message à la Chine" avec ce nouveau partenariat. "Il s'agit de l'Australie qui cherche une nouvelle capacité, parce qu'elle a jugé que son programme d'acquisition actuel pour des sous-marins diesel-électriques ne lui donnerait pas la portée stratégique ou le côté indétectable nécessaire pour avoir un effet dissuasif", a-t-il expliqué sur Times Radio.

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