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Joe Biden snobe Facebook, Google et Apple pour son arrivée à la Maison Blanche

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Joe Biden snobe Facebook, Google et Apple pour son arrivée à la Maison Blanche
Le président élu américain Joe Biden. © Drew Angerer/Getty Images
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Le président élu Joe Biden compte sur la Big Tech pour l'aider à superviser sa transition vers la Maison Blanche. Mardi, lui et la vice-présidente élue Kamala Harris ont publié une liste de noms pour leurs "Agency Review Teams". Ces équipes se rendront dans chaque agence gouvernementale et planifieront un transfert de pouvoir en douceur de l'administration du président Donald Trump à celle de Joe Biden.

Comme l'ont indiqué Protocol et Ars Technica, la liste comprend plusieurs grands acteurs du monde de la technologie, notamment Amazon, Uber, LinkedIn, Lyft, Airbnb, Dropbox et Stripe. Mais aucun acteur de Facebook, Twitter ou Apple n'apparaît. La liste ne contient aucun nom de Google, mais elle comprend un employé de Sidewalk Labs, une société d'innovation urbaine appartenant à Alphabet, la société-mère de Google.

La liste affiche également des employés de grandes organisations philanthropiques liées à la Silicon Valley, notamment la Fondation Bill et Melinda Gates, l'Initiative Chan-Zuckerberg et Schmidt Futures. Les noms y figurant ne sont pas tous des emplois garantis au sein de l'administration Biden une fois la transition achevée — même s'il est probable qu'au moins certains d'entre eux resteront.

Ces noms ne donnent pas beaucoup d'indications sur la manière dont Joe Biden gérera les Gafam au sein du gouvernement, mais le fait qu'une seule des cinq plus grandes entreprises technologiques — Amazon — soit représentée pourrait être révélateur.

Les experts suggèrent que l'administration Biden-Harris pourrait sévir contre l'industrie, en mettant l'accent sur la réglementation de la vie privée, la protection des consommateurs et la lutte contre les monopoles. L'absence de certaines grandes entreprises pourrait indiquer que Joe Biden ne veut pas que ces sociétés aient trop d'influence sur les premiers travaux de son administration.

Ars Technica note que certains des noms de la liste sont des vétérans de l'administration de Barack Obama qui retournent maintenant en politique. Mark Schwartz, directeur d'Amazon Web Services, Ann Dunkin, directrice technique de Dell, Arthur Plews, directeur des opérations de Stripe, et Nicole Isaac, directrice principale de la politique nord-américaine de LinkedIn, ont tous été fonctionnaires de l'administration Obama avant de se lancer dans la tech.

Lundi, Bill Russo, un des principaux conseillers de l'équipe de presse de Joe Biden, a publié une série de tweets critiquant Facebook pour la désinformation qui s'est répandue sur sa plateforme depuis le jour de l'élection. Ces tweets renforcent le sentiment que l'administration Biden pourrait rendre les quatre prochaines années inconfortables pour Facebook.

Joe Biden a en outre déclaré au New York Times en janvier qu'il voulait révoquer la section 230 du Communications Decency Act, un passage de la loi américaine qui accorde des protections de responsabilité étendues aux entreprises de la tech pour le contenu publié sur leurs plateformes.

Dans cette interview, Joe Biden a fait référence à Facebook et à la diffusion de fausses informations sur la plateforme. "Elle devrait être révoquée car Facebook n'est pas seulement une société d'Internet", a-t-il déclaré. "Elle propage des mensonges qu'elle sait être faux."

Version originale : Isobel Asher Hamilton/Business Insider US

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