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Joe Biden veut réduire de 50% les émissions de CO2 des États-Unis d'ici 2030

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Joe Biden veut réduire de 50% les émissions de CO2 des États-Unis d'ici 2030
Le président américain prévoit d'en faire l'annonce lors d'un sommet virtuel organisé à l'occasion de la Journée de la Terre, ce jeudi 22 avril. © Gage Skidmore, Wikimedia Commons
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Joe Biden continue de se distinguer de son prédécesseur sur les questions environnementales. Alors que Donald Trump avait annoncé, le 1er juin 2017, la sortie des États-Unis de l'Accord de Paris, Joe Biden change lui totalement de braquet. Après avoir signé le retour de son pays dans l'accord de 2015, le président américain va dévoiler le nouvel objectif environnemental des Etats-Unis, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre d'entre 50 et 52% d'ici 2030 par rapport à 2005, selon un responsable américain.

Cet objectif double quasiment l'ancien engagement de Washington d'une diminution de 26% à 28% à l'horizon 2025. "Cette annonce va être faite durant le sommet des dirigeants sur le climat que le président Biden organise, afin de mettre le monde au défi de relever ses ambitions et combattre la crise climatique", a déclaré ce responsable américain, cité par l'AFP.

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Neutralité carbone d'ici 2050

Cet objectif, qui se veut ambitieux, est la contribution américaine pour espérer participer à maintenir le réchauffement mondial sous les +2°C, si possible +1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle, comme le prévoit l'Accord de Paris.

Il doit permettre de tenir une autre promesse de Joe Biden, de neutralité carbone de l'économie américaine d'ici 2050, a assuré le responsable, sans toutefois détailler à ce stade les mesures secteur par secteur pour y parvenir.

Il veut maintenant, avec son sommet, se poser en moteur de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique, pressant les autres grands pays pollueurs, à commencer par la Chine, d'accélérer leur propre cadence en vue de la grande conférence de l'ONU, la COP26 prévue à Glasgow, en Écosse, à la fin de l'année. Le nouvel objectif des États-Unis "nous donne des moyens de pression significatifs" pour "pousser à l'action climatique à l'étranger", a plaidé un autre responsable américain.

Avec les nouvelles annonces faites ces derniers jours ou que doivent faire jeudi le Japon, le Canada, l'Union européenne ou le Royaume-Uni, des pays "qui comptent pour plus de la moitié de l'économie mondiale" auront désormais pris des engagements de réduction des émissions, en ligne, en ce qui les concerne, avec l'objectif planétaire de réduction du réchauffement, a-t-il estimé.

Mais en l'état, ce même objectif reste globalement hors de portée à ce stade. Malgré la pandémie et les nombreuses restrictions de déplacement, l'année 2020 s'est inscrite comme l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

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