Manifestation d'un employé de la SNCF à Paris, le 14 mai 2018. REUTERS/Benoit Tessier

  • Les syndicats de la SNCF ont appelé à une "journée sans cheminots" ce lundi 14 mai. 
  • Le sursaut de mobilisation a bien eu lieu et le trafic est très perturbé.
  • Des actes de malveillance ont également été constatés dans différentes régions de France. 

La direction de la SNCF avait anticipé, dès dimanche soir, que le trafic ferroviaire serait "très perturbé" ce lundi 14 mai et avait dit avoir "connaissance de menaces d'exactions et blocages de gares" qui pourraient "se traduire par l'occupation de voies, de locaux, de gares."

Dans les faits, le "sursaut de mobilisation" envisagé par la direction de la SNCF a bien eu lieu. 43% des agents indispensables à la circulation des trains se sont déclarés grévistes pour ce lundi, "un taux proche de celui atteint dans les premiers jours du mouvement", selon Reuters.

En début de matinée, le trafic était conforme aux prévisions de la direction: 

  • un TGV sur trois,
  • un Transilien sur trois,
  • un TER sur trois,
  • un train Intercités sur cinq,
  • deux trains sur cinq sur les lignes internationales.

Mais des actions coup de poing ont également ponctué cette journée déclaré "journée sans cheminots" par les syndicats de la SNCF, opposés à la réforme de l'entreprise publique.

Un câble de fixation d'une caténaire a été sectionné dans la nuit dans l'Eure, interrompant totalement le trafic entre Paris et la Normandie lundi matin. La SNCF a annoncé porter plainte. 

A la mi-journée, des cheminots ont envahi et défilé dans la Gare du Nord et la Gare de Lyon à Paris.

Un correspondant du Parisien rapporte qu'une caténaire a aussi fait l'objet d'un sabotage à Marseille. France Bleu ajoute que des cheminots ont bloqué l'accès à la gare Saint-Charles et envahi les voies. 

A Lille, des grévistes ont bloqué un dépôt et aucun train ne partait de la gare de Lille Flandres. Un dépôt de train a aussi été bloqué à Calais

Les syndicats lancent aussi ce lundi matin un référendum interne sur le projet de loi. Pour une semaine, les salariés de l'entreprise publique sont invités à se prononcer pour ou contre la réforme ferroviaire.

Selon la CGT, cette consultation, que la direction de la SNCF et le gouvernement jugent sans légitimité, permettra de montrer que les cheminots sont majoritairement opposés à la réforme, alors que la direction met en avant un recul du nombre de grévistes.

Ce neuvième épisode doit s'achever mardi à 08h00.

Mises à jour à suivre...

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