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Le CAC 40 n'en finit plus de chuter, plongé dans l'incertitude sur les conséquences du coronavirus

Le CAC 40 n'en finit plus de chuter, plongé dans l'incertitude sur les conséquences du coronavirus
© Stephane Cardinale - Corbis/ Getty Images

Rien ne parvient à rassurer les investisseurs. Pendant que le nombre de contaminés au coronavirus augmente — 7 730 cas confirmés en France, pour 175 décès, selon Santé publique France — les cours de Bourse poursuivent leur dégringolade. Ce mercredi 18 mars à 14h05, le CAC 40, l'indice phare de la place de Paris, chute encore de 5,70% pour tomber à 3 764,31 points. S'il affiche toujours un tel plongeon à la fin de la journée, ce sera la quatrième baisse supérieure à 5% en seulement huit séances.

Les banques centrales et les gouvernements ont multiplié les mesures de soutien à l'économie, alors que les mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19 paralysent l'activité. Mais c'est insuffisant pour stopper l'hémorragie sur les marchés financiers, qui n'ont jamais connu de chutes aussi vertigineuses en un mois. Le Dax, de la Bourse de Francfort, recule aussi de 5,44%, et l'indice FTSE 100 à Londres de 4,73%.

'Sans vision sur la fin de l'épidémie, les marchés ne pourront reprendre espoir'

"Les banques centrales sont maintenant avec des taux au plus bas, des annonces de soutien budgétaires et fiscal ont été faites dans la plupart des pays du monde mais en l'absence de mesures efficaces pour contrer le virus, ces dites mesures ne servirons à rien", assure dans une note Vincent Boy, analyste marché chez le courtier IG France. "L'intervention doit se focaliser sur le fait de contenir le virus d’abord avant d’annoncer des mesures de soutien monétaire ou fiscal", insiste-t-il.

Le manque criant de visibilité sur l'issue de la pandémie alimente la panique sur les places boursières. "Sans vision sur la fin de l'épidémie, les marchés ne pourront reprendre espoir et utiliser les annonces de nouvelles mesures de soutien comme vecteur de rebond durable", conclut Vincent Boy. Les mesures transnationales restent faibles au regard de la gravité de la situation et n'inversent aucunement la tendance sur les marchés.

Manque de mesures transnationales fortes

"Les gouvernements ajoutent des décisions nouvelles à d’autres à peine prises, les banques centrales semblent claquemurées dans leur autonomie et la coopération internationale est 'réduite aux acquêts'", regrette dans une note Hervé Goulletquer, stratégiste à La Banque Postale Asset Management (LBPAM). "Le tout n'envoie un message ni de lisibilité, ni de maitrise un tant soit peu prospective de la situation. Redonner confiance est alors une tâche compliquée."

Si l'Union européenne a annoncé qu'elle fermait toutes ses frontières avec l'extérieur jusqu'au 17 avril, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a admis que les responsables politiques avaient tous "sous-estimé" au départ l'ampleur du danger représenté par l'épidémie, rapporte l'AFP. En France, le gouvernement a notamment annoncé un plan d'urgence économique de 45 milliards d'euros, comprenant l'allégement ou le report de charges à hauteur de 32 milliards d'euros sur le seul mois de mars. Et l'Etat va garantir à hauteur de 300 milliards d'euros les prêts accordés par les banques aux entreprises en difficulté.

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