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La Chine a lancé la première pièce de sa future station spatiale

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La Chine a lancé la première pièce de sa future station spatiale
La Chine ne peut pas envoyer ses astronautes sur l'ISS et construit donc son propre laboratoire en orbite autour de la Terre. © Insider

La Chine prévoit de construire sa propre station spatiale et a effectué le lancement de son premier module, qui a été mis en orbite dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce module central, appelé Tianhe, ou "Harmonie céleste", était logé dans le nez d'une fusée Longue Marche 5B au centre de lancement de Wenchang, sur l'île de Hainan. Cette fusée est "conçue spécifiquement pour le lancement de modules de stations spatiales", selon Andrew Jones, un journaliste qui couvre le programme spatial chinois.

Il s'agira du deuxième lancement de la Longue Marche 5b, le premier ayant été un lancement d'essai d'un prototype de vaisseau spatial. La politique américaine a effectivement empêché la Chine d'envoyer des astronautes à la Station spatiale internationale (ISS) et interdit à la NASA de travailler avec ce pays.

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Une fusée Longue Marche-5B Y2 transportant le module central de la station spatiale chinoise, sur le site de lancement de Wenchang, le 23 avril 2021. Visual China Group/Getty Images

Un programme spatial déjà bien avancé

La Chine a lancé son premier programme indépendant de vols habités en 1992. Trois décennies plus tard, elle commence à construire son propre habitat en orbite autour de la Terre. Le pays a pour objectif d'achever la station spatiale chinoise (CSS) d'ici à la fin de 2022. En attendant, la Chine prévoit de lancer 11 missions pour transporter trois modules (dont Tianhe), quatre cargaisons et quatre équipages d'astronautes, selon l'Associated Press.

La station spatiale complète devrait peser 66 tonnes, avec suffisamment de place pour que trois astronautes puissent vivre à l'intérieur du module Tianhe. Selon AP, au moins 12 astronautes chinois s'entraînent actuellement en vue d'un séjour dans la CSS. Le vaisseau spatial pour la première mission d'astronautes vers le CSS est déjà en cours d'assemblage et l'équipage pourrait être lancé dès le mois de juin, a rapporté Andrew Jones.

Le plan global pour le CSS prévoit qu'il soit nettement plus petit que l'ISS, qui pèse environ 450 tonnes et fait à peu près la longueur d'un terrain de football. Jusqu'à 13 personnes se sont déjà trouvées à bord de l'ISS en même temps lors de chevauchements de missions.

La fusée Longue Marche 5 Y-4, transportant la mission Tianwen-1 vers Mars, décolle du site de lancement de Wenchang en Chine, le 23 juillet 2020. Carlos Garcia Rawlins/Reuters

Il ne s'agirait pas de la première station spatiale chinoise. Elle a déjà envoyé deux modules expérimentaux en orbite : le premier, Tiangong-1, a été lancé en 2011, et son successeur, Tiangong-2, a suivi en 2016. Les deux prototypes de stations spatiales ont accueilli une poignée d'astronautes chinois avant que Tiangong-1 ne soit abandonné, ne perde son orbite, puis se brise et brûle dans l'atmosphère terrestre en 2018. Un an plus tard, la Chine a dirigé Tiangong-2 vers l'atmosphère et le prototype a connu un sort similaire.

Une nouvelle course à l'espace

La Russie a également commencé à travailler sur sa propre station spatiale. Des responsables russes ont déclaré la semaine dernière que l'agence spatiale du pays avait pour objectif de lancer le module central de sa station en 2025 et qu'elle pourrait éventuellement se retirer de l'ISS. La Russie et la Chine développent également ensemble une station de recherche lunaire, indépendamment des plans de la NASA visant à construire une station lunaire, baptisée Gateway. Les deux projets visent à établir une présence humaine permanente sur la Lune.

Pendant ce temps, sur Mars, la Chine se prépare à faire atterrir un rover dans une région riche en eau de la planète rouge. La mission, appelée Tianwen-1, serait la première à "livrer" un orbiteur, un atterrisseur et un rover ensemble. Les trois robots ont atteint l'orbite de Mars en février et tournent autour de la planète depuis lors. L'atterrisseur et le rover sont prêts à descendre à sa surface en mai. Si cette mission réussit, la Chine deviendra le deuxième pays à se poser avec succès sur Mars.

Version originale : Morgan McFall-Johnsen/Insider

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