La Chine ne sera peut-être pas la première superpuissance asiatique en 2040

Kyodo/via REUTERS

La revue Geopolitical Futures a publié lundi 6 février 2017 des prédictions surprenantes concernant l'Asie, repérées par nos confrères de Business Insider US.

Contre toute attente, en 2040, la première superpuissance asiatique ne sera pas la Chine, mais le Japon.

Voici les principales raisons qui expliquent pourquoi ce scénario est possible, selon les analystes de Geopolitical Futures:

  • La pauvreté en Chine: il s'agit de la plus grosse faiblesse de la Chine. Les régions côtières sont presque les seules à profiter du succès économique du pays, qui compte environ 1,4 milliard d'habitants, selon les données de la Banque mondiale.
  • La superficie de la Chine: la Chine s'étend sur presque 10 millions de kilomètres carrés (9,597 précisément). Un grand territoire peut être synonyme de force  — vastes armées, grand capital humain... —  mais aussi de faiblesse — besoin de le protéger des menaces internes et extérieures.
  • La richesse est mieux répartie au Japon: même si Tokyo reste au-dessus du revenu médian par habitant de 3,1 millions de yens (26.000 euros) au niveau national, les écarts en termes de richesse sont bien plus petits qu'en Chine. 
  • Le Japon n'a pas d'ennemis internes: Contrairement à son voisin chinois, le gouvernement japonais n'a pas à s'inquiéter quant à sa capacité d'imposer des décrets à travers tout le pays.

Toutefois, les analystes de la revue Geopolitical Future mettent en avant l'un des plus grands défis du Japon, outre le vieillissement de sa population: sa dépendance en matière d'énergie et de matières premières agricoles (blé, orge, maïs et soja).

Depuis 2012, le Japon dépend à presque 91% des ressources énergétiques étrangères, selon l'US Energy Information Administration.

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