Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

La Cnil n'a plus rien à reprocher à l'appli StopCovid

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

La Cnil n'a plus rien à reprocher à l'appli StopCovid
A la mi-août, l'application StopCovid n'avait pu avertir que 72 personnes. © Cyril Marcilhacy/Bloomberg via Getty Images

La fin des polémiques autour de l'application StopCovid ? Selon la Cnil, les exigences légales en matière de protection de la vie privée sont en tout cas satisfaisantes. Le gendarme français de la vie privée a annoncé vendredi 4 septembre avoir mis fin à une procédure de mise en demeure de l'Etat entamée en juillet. "Les éléments de réponse apportés par le ministère (de la Santé) au cours du mois d'août ont permis de démontrer que les manquements constatés" lors de contrôles de la Cnil "avaient cessé", indique l'institution, dans un communiqué.

"Le ministère a en effet pris les mesures nécessaires pour se mettre en conformité avec les injonctions de la mise en demeure", a-t-elle ajouté. StopCovid permet à un utilisateur d'être prévenu s'il a croisé dans les deux dernières semaines, à moins d'un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur qui a découvert sa contamination. L'application est très critiquée par certains experts qui considèrent qu'elle constitue un premier pas vers une société de la surveillance généralisée, puisqu'il s'agit de garder une trace informatique des rencontres faites par les utilisateurs.

Elle a été peu téléchargée — 2,3 millions de fois selon un pointage mi-août — et n'a permis d'avertir que 72 personnes d'une récente rencontre à risque, selon le même pointage.

Dans sa mise en demeure de juillet, la Cnil reprochait notamment à l'application de remonter au serveur central tous les pseudonymes des personnes croisées par un utilisateur se découvrant contaminé, laissant à ce serveur le soin de faire le tri entre rencontres potentiellement à risque (à moins d'1 mètre, pendant plus de 15 minutes) et les autres. Désormais, indique la Cnil, ce tri est fait dans le smartphone de l'utilisateur contaminé, limitant les informations renvoyées au serveur central.

Par ailleurs, l'application n'utilise plus le système de "reCaptcha" de Google (qui évite que des robots ne s'inscrivent sur l'application).

D'autres démarches ont été accomplies par le ministère pour tenir compte des griefs de la Cnil, comme des modifications au contrat de sous-traitance avec Inria (le maître-d'œuvre de l'application).

Vendredi, le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O a repoussé l'idée que l'application soit un échec, mais reconnu qu'elle n'avait pas été assez téléchargée. "Il faut qu'avec Olivier Véran (le ministre de la Santé) on voit ce qu'on fait : est-ce qu'on re-communique, est-ce qu'on a besoin de plus de pédagogie?", a-t-il dit sur Sud Radio. "En tout cas, dans une période où l'épidémie repart, ce serait très utile qu'il y ait beaucoup plus de monde" qui l'ait téléchargée, a-t-il ajouté.

A lire aussi — Plan de relance : 'un petit pas' pour les ONG écologistes, loin du 'pas de géant' vanté par le gouvernement

Découvrir plus d'articles sur :