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La consommation de fruits et légumes bio ralentit avec la pandémie

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La consommation de fruits et légumes bio ralentit avec la pandémie
Les professionnels des fruits et légumes s'inquiètent d'un "tassement" de la consommation. © Unsplash/Bodie Pyndus

Encore un effet de la crise liée à la pandémie de coronavirus qu'il aurait été difficile d'anticiper. Les professionnels des fruits et légumes s'inquiètent d'un "tassement" de la consommation de ces denrées bio en France en fin d'année et alertent les pouvoirs publics sur "l'adéquation" de la consommation et de la production biologique qui, elle, ne cesse de progresser. "En fin d'année, au 3ème trimestre, nous avons eu une baisse de 1% de la consommation de fruits et légumes bio, un ralentissement sans doute dû à la crise" qui constitue un "avertissement", a déclaré Laurent Grandin, président de l'interprofession Interfel lors d'une conférence de presse mardi 26 janvier.

"Ce n'est pas un déclin, c'est un tassement" a dit M. Grandin. "Personne ne sait à quel niveau se fixera la consommation de bio qui jusqu'à présent était plutôt portée par des historiques et des CSP+" a-t-il ajouté. Au total sur l'année 2020, les fruits et légumes bio, qui représentent quelque 10% du total des fruits et légumes consommés en France, restent néanmoins en progression avec une hausse de la consommation estimée à quelque 5% par Interfel, par rapport à une croissance régulière de +7 à +8% les années précédentes.

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"On alerte les pouvoirs publics pour qu'ils regardent dans quelle mesure il y a adéquation entre les facteurs d'encouragement du développement et la consommation, et qu'ils nous aident à réguler cette situation" a ajouté M. Grandin. "Nous pensons qu'il y a une forme de suspension liée à une crise économique à venir, autour de la consommation en général et la consommation du bio en particulier dans la mesure où quand le consommateur a des arbitrages à faire, il regarde aussi ses capacités de dépense", a-t-il souligné.

Les prix des fruits et légumes bio sont en effet "entre 30 à 50% plus élevés" en moyenne que ceux des produits non bio selon les saisons, a-t-il rappelé. "Il y a un risque de se retrouver avec une offre surabondante par rapport à la demande" a-t-il ajouté.

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