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La Floride signe une loi contre la 'censure' des comptes sur les réseaux sociaux

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La Floride signe une loi contre la 'censure' des comptes sur les réseaux sociaux
© Nathan Dumlao/Unsplash

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a signé lundi une loi qui met à l'amende les entreprises de la tech comme Twitter et Facebook si elles bloquent les comptes de candidats en politique, comme elles l'ont fait avec l'ex-président Donald Trump. Le gouverneur, un républicain considéré comme l'un des possibles candidats à la présidentielle de 2024, a dit que cette mesure faisait partie de la "lutte contre la censure des grandes entreprises technologiques".

"Beaucoup dans notre État ont vécu la censure et autres comportements tyranniques à Cuba et au Venezuela", a-t-il affirmé, en allusion aux nombreux électeurs originaires de ces pays en Floride. "Si les censeurs de la tech appliquent des règles de manière inégale, pour discriminer en faveur de l'idéologie dominante de la Silicon Valley, ils devront maintenant rendre des comptes", a-t-il ajouté.

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Donald Trump avait été évincé de Twitter et Facebook pour ses commentaires après l'invasion du Capitole par ses partisans le 6 janvier.

La loi SB 7072, qui entre en vigueur le 1er juillet, prévoit des amendes allant jusqu'à 250 000 dollars par jour (soit environ 204 000 euros) pour les plateformes bloquant un candidat à un poste au niveau de l’État. La législation permet en outre aux Floridiens se jugeant "traités de manière injuste" par les entreprises de la tech de les poursuivre pour être dédommagés financièrement.

La loi pourrait bien être contestée, des militants des droits civiques la jugeant contraire au premier amendement de la Constitution sur la liberté d'expression. "Quand on parle de liberté d'expression, un site n'est pas différent d'un journal : il a le droit fondamental de décider quel discours il va autoriser et quel discours il ne va pas autoriser sur sa plateforme", dit Corbin Barthold, du groupe TechFreedom. "La Floride essaie de forcer quelques grandes plateformes à accueillir des discours qu'elles n'accepteraient pas sinon", ajoute-t-il, en jugeant la mesure "anticonstitutionnelle".

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