127 contribuables gagnant plus de 700.000€ par an ont quitté la France en 2014

Un voyageur à Londres. REUTERS/Toby Melville

Un voyageur à Londres. REUTERS/Toby Melville

L'exil fiscal des contribuables dont le revenu dépasse 100.000 euros par an s'est poursuivi en France en 2014, avec une hausse de 10% des départs, selon le rapport annuel du ministère des Finances qui pointe toutefois une baisse des départs des foyers assujettis à l'impôt sur la fortune (ISF).

Plus de 4.100 départs de foyers gagnant plus de 100.000 euros par an ont été enregistrés en 2014, contre 3.744 en 2013, selon ce rapport transmis au président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, et dont les données sont révélées jeudi par Les Echos.

Mais pour le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert ces chiffres ne sont pas forcément imputables au niveau de la taxation en France.

"Aujourd'hui les gens sont plus mobiles", a-t-il déclaré jeudi matin sur Franceinfo en précisant qu'"il y a 45.000 contribuables qui partent de France tous les ans".

Ces plus de 4.100 départs de ménages aisés représentent donc "un très faible pourcentage", a-t-il ajouté.

Le nombre de départs est en revanche en légère baisse chez les contribuables dont le revenu est supérieur à 300.000 euros.

En 2014, ils ont été 589 à quitter le territoire contre 659 en 2013.

Chez les contribuables assujettis à l'ISF, le nombre de départs a aussi légèrement reculé en 2014 passant de 815 à 784, et le nombre de retours a augmenté (300 en 2014 contre 225 en 2013).

Dans cette catégorie, il y a "autour de 800 personnes qui partent mais il y en a environ 300 qui reviennent aussi", a souligné Christian Eckert.

A l'inverse, la France a perdu 127 foyers gagnant plus de 700.000 euros en un an.

Enfin, concernant les contribuables visés par "l'exit-tax", le nombre de départs s'est stabilisé en 2014 autour de 400 (399) contre 437 en 2013.

Cet impôt, instauré en avril 2012 mais s'appliquant à compter de mars 2011, vise à imposer les revenus du patrimoine des contribuables aisés cherchant à s'expatrier pour échapper à l'impôt en France.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Le fisc français court toujours après Apple — la note s'élèverait à 400M€

VIDEO: Ces glaces sont faites à partir de crème et d'azote liquide à -196°C — voici comment ça marche

Contenu Sponsorisé

Voici les trois catégories dans lesquelles E.Leclerc souhaite encourager l'innovation

  1. Wagner Edelman

    Il apparaît que la délocalisation de certaines personnes dont les revenus sont supérieurs à 100 KE engendré aussi des expatriés qui n'ont pas forcément voulu s'exiler mais qui ont dû l'accepter pour réussir leur carrière!
    Si par ailleurs, les foyers disposent de plus de 300KE imposables demeurent en FRANCE, c'est parce qu'ils souhaitent y vivre malgré ou parce que c'est une terre riche et une culture exceptionnelle comme dans bon nombre de pays européens!
    Et puis, à partir d'un certain niveau, il est luxueux de "contribuer aux charges fiscales et sociales plutôt que de vivre dans des sortes de ghettos!
    Mais il y a quand même un problème systémisue à résoudre: celui de la monnaie! Or, bien que parfois l'on en prenne conscience, personne n'en parle vraiment!
    Enfin, il fait recréér des richesses et tout le monde y pense mais semble ne pas réagir vraiment, sinon en revenant en FRANCE ce qui est un bon début!
    Merci aux expat qui rentrent après une longue période de déracinement!

Laisser un commentaire