La France injecte 75M$ pour un projet de satellite — les données récoltées aideront à lutter contre le réchauffement climatique

Cnes, MicroCarb

Illustration du micro-satellite MicroCarb. CNES

La France a bien l'intention d'être à l'avant-garde du combat contre le réchauffement climatique.

Après l'Accord de Paris sur le climat, ratifié en novembre 2016 et qualifié d'"historique" par l'Elysée, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, a annoncé ce vendredi 10 mars 2017 un investissement de 75 millions d'euros pour financer le projet de satellite MicroCarb, lancé par le Centre national d'études spatiales (CNES).

Ce satellite est capable de mesurer la répartition du CO2, principal gaz à effet de serre. L'augmentation constante de la concentration de CO2, en raison de l'activité humaine, est à l’origine du réchauffement climatique.

Selon l'Accord de Paris, si l'on veut éviter une catastrophe pour notre planète, il est nécessaire de limiter l'augmentation des températures provoquée par le réchauffement climatique sous la barre des 2°C:

"C'est un moment historique pour l’Accord de Paris qui a été ratifié par 134 pays avec la signature hier de l'Ethiopie. La France sera le premier pays européen à lancer un satellite de mesure de la concentration en CO2 atmosphérique après le Japon, les Etats-Unis et la Chine", a déclaré Ségolène Royal.

Ces 75 millions d'euros viennent s'ajouter à une première enveloppe précédemment débloquée par l'Etat français pour financer le projet MicroCarb, dont le coût global est estimé à 175 millions d'euros.

Outre l'Etat français et le CNES, ce projet est financièrement soutenu par la Commission européenne et l'Agence spatiale du Royaume-Uni.

Cette mission de cinq ans, qui doit aboutir au lancement du micro-satellite depuis Kourou (Guyane) fin 2020, vient, selon Ségolène Royal, "consolider la place de la France à l'avant-garde du combat climatique."

Voici les principales missions du satellite MicroCarb: 

  • Cartographier à l'échelle de la planète les sources et les puits du principal gaz à effet de serre (le CO2);
  • Mieux comprendre les mécanismes d'échange entre les sources naturelles ou anthropiques qui émettent du CO2 et les puits qui les absorbent comme les océans ou les forêts;
  • Et pouvoir "contrôler les émissions liées aux activités humaines, qui représentent environ 5% des émissions totales et rajoutent environ 10 giga tonnes de carbone aux flux annuels de CO2, qui sont de l'ordre de 200 giga tonnes", précise François Buisson, chef du projet MicroCarb au CNES.

Le satellite français prendra le relais dans la mesure du CO2 atmosphérique du Japon, qui a lancé son satellite "Gosat" en 2009, de la NASA avec son satellite "OCO-2" mis en orbite en 2014 et de la Chine dont le satellite "Tan Sat" a été lancé fin 2016.

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  1. ISIS

    moi ce n'est pas le systéme de sauvegarde qui "m' hérisse le poil c'est le chiffre" et dire qu'en France on pourrait donner à manger à 13 millions de pauvres pendant des décennies!

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