La fusée Starship de SpaceX réussit à atterrir à sa cinquième tentative

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La fusée Starship de SpaceX réussit à atterrir à sa cinquième tentative
Le 4 mai 2021, une fusée Falcon 9 de SpaceX décollait de l'aire de lancement 39A du Centre spatial Kennedy avec à son bord le 26e lot de 60 satellites faisant partie du réseau Internet Starlink de SpaceX. © Paul Hennessy/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

La cinquième tentative fut la bonne. Un prototype de la fusée géante Starship développée par SpaceX, dont les quatre précédents vols d'essais s'étaient soldés par d'impressionnantes explosions, a réussi mercredi son atterrissage, a confirmé le patron de l'entreprise, Elon Musk. "Atterrissage de Starship nominal!", a-t-il tweeté, ce qui signifie dans le vocabulaire spatial que la manoeuvre s'est effectivement déroulée sans encombre.

Des flammes s'échappaient de la base de la fusée peu après l'atterrissage, selon la retransmission vidéo diffusée par l'entreprise, mais elles semblaient avoir été éteintes grâce à des canons à eau quelques minutes plus tard. Un tel feu "n'est pas inhabituel" compte tenu de la masse de carburant utilisé par cet énorme engin de 50 mètres de haut, a expliqué un commentateur de SpaceX lors du direct vidéo, John Insprucker.

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Ce prototype, nommé SN15 pour "Serial Number 15", a décollé à la verticale grâce à ses trois moteurs depuis Boca Chica, au Texas, et le véhicule s'est ensuite renversé pour se placer en position horizontale en l'air.

SpaceX n'a pas précisé s'il avait réussi à atteindre les 10 kilomètres d'altitude, son objectif, comme lors des précédents tests. La fusée est ensuite redescendue se poser sur une piste tout près du lieu de décollage, en se replaçant auparavant à la verticale.

Début mars, un autre prototype, SN10, avait lui aussi réussi à atterrir, mais il avait finalement explosé quelques minutes après s'être posé au sol.

Une future fusée de 120 mètres de haut

Auparavant, SN8 et SN9 avaient été lancés respectivement en décembre et début février, mais s'étaient écrasés dans de grandes boules de feu au moment de leur retour au sol.

Enfin, fin mars, SN11 avait décollé dans un épais brouillard, mais le test s'était lui aussi soldé par une explosion.

Ces essais se produisent dans une zone quasi-déserte, près de la frontière avec le Mexique et au bord du golfe du Mexique — un lieu suffisamment vide pour qu'un accident ou une explosion ne cause pas de dommages, ni ne fasse de victimes.

Starship est appelée à devenir la fusée de choix de SpaceX pour aller un jour sur Mars.

La future fusée sera composée, en plus du vaisseau habité, d'un premier étage appelé Super Heavy. Le tout mesurera 120 mètres de hauteur et sera capable d'emporter 100 tonnes à son bord.

En attendant, c'est Starship — modifiée d'ici là — que la Nasa a choisi pour amener les prochains astronautes américains sur la Lune dans le cadre du programme américain Artemis.

Les astronautes seront lancés depuis la Terre par une autre fusée, SLS, développée par la Nasa, qui s'amarrera à une station orbitale lunaire appelée Gateway. C'est là que Starship devra les y attendre, prête à recevoir les astronautes pour la dernière étape du voyage jusqu'à la surface de la Lune.

Mais la semaine dernière, la société concurrente Blue Origin du milliardaire Jeff Bezos, qui avait elle aussi répondu à l'appel d'offres de l'Agence spatiale américaine, a déposé une plainte, pour protester contre la décision de la Nasa de choisir SpaceX. La bataille spatiale entre SpaceX et Blur Origin ne fait d'ailleurs peut-être que commencer.

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