La guerre des prix bat son plein dans les télécoms et relance les spéculations sur une consolidation du secteur

Deux personnes consultant leur mobile dans un centre commercial à Kiev, en Ukraine, le 22 septembre 2018. REUTERS/Gleb Garanich

Après une pause en 2016, la guerre des prix à repris dans les télécoms. Chaque publication trimestrielle révèle des flots de transferts d'abonnés qui migrent par dizaines voire centaines de milliers d'un opérateur à un autre.

Les promotions alléchantes s'enchaînent jour après jour et chaque opérateur riposte du tac au tac aux offres concurrentes.

Jusqu'au 2 octobre, Free propose ainsi en vente privée, un forfait mobile sans engagement avec les appels, SMS et MMS en illimité et 30 giga de données pour 0,99 euros pendant un an au lieu de 19,99 euros. Chez SFR, le forfait Red encore en promotion propose 60 Go de data pour 15 euros par mois sans engagement et à vie, tandis qu'il faut compter 4,99 euros pour un forfait B&You (filiale de Bouygues Telecom) ou un forfait Sosh (filiale d'Orange) de 20 Go.

Ces offres, sans engagement, contribuent à la volatilité des abonnés pour qui le prix est devenu le principal critère pour choisir son opérateur.  

A tel point que dans la dernière publication de son "observatoire des marchés des communications électroniques en France" l'ARCEP, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, souligne que "depuis le début de l'année 2018, plus de quatre millions de numéros ont été conservés lors d'un changement d'opérateur, soit +15% en un an" à fin juin.

"Un niveau comparable aux changements intervenus lors de l'arrivée de Free sur le marché en 2012", relève l'Arcep. 

De même, le nombre de clients sans engagement vis-à-vis de leur opérateur mobile progresse depuis 6 ans. A fin juin 2018 trois forfaits résidentiels sur quatre (74,2%) étaient libres d'engagement.

Si la situation est positive pour le pouvoir d'achat des clients, de nombreux observateurs estiment que cela va sans doute précipiter la consolidation du secteur et le retour de quatre à trois opérateurs, un véritable serpent de mer. 

"Nous sommes désormais sur le marché le plus concurrentiel au monde même si nous ne sommes pas les plus mal lotis", a indiqué Martin Bouygues, le PDG de Bouygues à l'Express. "Ce que nous vivons aujourd'hui est d'une ampleur bien supérieure à ce que nous avons traversé en 2012. C'est bien pire. Avoir tout pour rien, ce n'est pas normal."

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Xavier Niel vient de remporter une victoire en justice qui lui permet d'aller chercher 17 millions de nouveaux abonnés pour Free

VIDEO: Cet artiste japonais maîtrise la technique du Sometsuke à la perfection — sa précision défie toute concurrence