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La justice britannique s'oppose à l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis

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La justice britannique s'oppose à l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, en août 2014. © Cancillería del Ecuador/Wikimedia Commons

Julian Assange échappe à la justice américaine... pour le moment. La justice britannique a rejeté, lundi 4 janvier, la demande d'extradition du fondateur de WikiLeaks vers les Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La décision a été rendue par la juge Vanessa Baraitser, à la cour criminelle de l'Old Bailey de Londres, rapporte l'AFP. Mais elle est susceptible de faire l'objet d'un appel. 

La bataille judiciaire pourrait donc se poursuivre pour Julian Assange, qui reste détenu dans la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh. Pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés, portant notamment sur les guerres en Irak et en Afghanistan, l'Australien de 49 ans risque jusqu'à 175 ans de prison outre-Atlantique. Les États-Unis accusent le fondateur de l'organisation WikiLeaks d'avoir mis en danger des sources des services américains, ce que Julian Assange conteste.

Ses révélations ont notamment dévoilé des crimes de guerre. Une vidéo montre ainsi des civils tués, dont deux journalistes de l'agence Reuters, par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak, en juillet 2007.

Joe Biden mettra-t-il fin aux poursuites ?

L'avocate Stella Moris, qui a eu deux enfants avec Julian Assange, a déclaré dans une interview au journal allemand Der Spiegel qu'il n'avait vu "aucun de ses avocats depuis mars". Elle estime que sa défense a été "sérieusement handicapée". Mais ses conditions de détention seraient sûrement bien pires aux Etats-Unis. Pendant les cinq semaines d'audience, en février et septembre, les avocats de Julian Assange ont dénoncé une procédure "politique" fondée sur des "mensonges", précise l'AFP.

Arrêté en avril 2019, après s'être réfugié pendant sept ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres, Julian Assange pourrait bénéficier du changement de président aux Etats-Unis, bien que l'attitude de l'administration de Joe Biden à son égard reste incertaine. De nouvelles poursuites avaient été lancées à son encontre sous la présidence de Donald Trump, alors que sous son prédécesseur Barack Obama, dont Joe Biden était le vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre l'Australien.

Mais Joe Biden avait comparé il y a dix ans Julian Assange à un "terroriste high-tech". Difficile donc de prédire qu'elle sera sa position sur le fondateur de WikiLeaks, devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer.

En attendant, les conditions de détention de Julian Assange à Londres ont déjà été dénoncées par Nils Melzer, le rapporteur de l'ONU sur la torture. Il a appelé en décembre Donald Trump à gracier Julian Assange, assurant qu'il n"est pas, et n'a jamais été, un ennemi du peuple américain".

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