La justice libanaise interdit à Carlos Ghosn de quitter le pays

Carlos Ghosn lors de sa conférence de presse au Liban, le 8 janvier 2020. The Asahi Shimbun/ Getty images

La justice libanaise a interdit à Carlos Ghosn de quitter le territoire, jeudi 9 janvier, selon une source judiciaire citée par l'AFP. Cette décision est intervenue après un interrogatoire de l'ancien patron de Renault et de Nissan par le parquet général, au sujet d'une demande d'arrestation émise par Interpol. "Le parquet général a adopté une décision interdisant à Carlos Ghosn de voyager et a demandé son dossier" judiciaire auprès du Japon, a précisé cette source à l'AFP.

L'homme d'affaires de 65 ans aurait fui le 29 décembre le pays du soleil levant à bord d'un jet privé. Il aurait ainsi gagné Istanbul, en Turquie, avant de débarquer au Liban. Carlos Ghosn est sous le coup de quatre chefs d'inculpation au Japon pour malversations financières. Lors d'une conférence de presse qu'il a tenu mercredi devant plus de 100 journalistes à Beyrouth, capitale du Liban, il a dénoncé un complot à son encontre, ourdi par Nissan.

L'ancien dirigeant d'entreprise franco-libano-brésilien accuse le constructeur automobile nippon de collusion avec le parquet japonais. Il est même allé jusqu'à pointer des liens entre des représentants du gouvernement du pays et la justice japonaise, assurant qu'il avait "des noms". Il s'est toutefois refusé à les donner par "respect" pour le Liban et en raison de "l'hospitalité qui (lui) a été réservé par les autorités libanaises". "Je ne voudrais en aucun cas compliquer leur tâche", déclarait-il mercredi.

Infographie: Les grandes lignes de l'affaire Carlos Ghosn | Statista  Statista 

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