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La maison-mère de TikTok dément vouloir vendre ses parts dans l'application

La maison-mère de TikTok dément vouloir vendre ses parts dans l'application
© Reuters

ByteDance a démenti les rumeurs selon lesquelles il envisageait de vendre ses parts dans l'application vidéo TikTok après que Bloomberg a affirmé le 23 décembre que le géant de la technologie pensait à une vente. Selon Reuters, ByteDance n'aurait au contraire aucun projet de vente pour le moment. "Il n'y a eu aucune discussion sur une vente partielle ou complète de TikTok. Ces rumeurs sont complètement sans fondement", a affirmé un porte-parole de ByteDance, contacté par Business Insider US.

Bloomberg a souligné qu'aucune décision formelle n'avait été prise concernant l'avenir de TikTok, tout en indiquant que certaines voix en interne suggéraient une vente partielle. D'après Reuters, ByteDance, par l'intermédiaire du directeur de TikTok, Alex Zhu, a nié envisager une cession dans un mémo interne aux employés. Il y a notamment a qualifié l'article de Bloomberg d'"inexact", en ajoutant que ByteDance n'avait pas l'intention de vendre une partie ou la totalité de sa participation dans TikTok. "Je tiens à vous assurer que nous n'avons pas eu de discussions avec des acheteurs potentiels de TikTok, et que nous n'en avons pas l'intention", a-t-il écrit.

ByteDance est la société privée la plus valorisée au monde, son estimation s'élève à 75 milliards de dollars. Entreprise d'envergure propriétaire de plusieurs applications populaires de réseautage social, ByteDance a hérité du surnom de "Facebook chinois". La société a lancé la version chinoise de TikTok, Douyin, en 2016, puis la version internationale en 2017. Depuis lors, elle a été téléchargée 1,5 milliard de fois et pourrait même dépasser Instagram et Snapchat en nombre d'utilisateurs actifs.

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La popularité grandissante de TikTok a également soulevé des critiques du fait de ses liens avec le pouvoir central chinois. En septembre dernier, le Guardian a révélé que les modérateurs de l'application avaient reçu l'ordre de censurer les contenus susceptibles d'offenser le gouvernement chinois, y compris les mentions des événements de la place Tiananmen en 1989 ou de l'indépendance du Tibet. TikTok a déclaré que ces pratiques étaient dépassées et qu'il utilisait maintenant des "approches localisées" de la modération.

Les législateurs américains ont également ciblé TikTok, considérant que l'application pouvait représenter un risque potentiel pour la sécurité. En octobre, le sénateur de Floride Marco Rubio a demandé à l'administration Trump d'enquêter sur l'application en se basant sur ce qu'il a appelé "des preuves suffisantes et croissantes" de censure imposée par la Chine. Les sénateurs Chuck Schumer et Tom Cotton ont quant à eux écrit une lettre au directeur de la CIA pour demander une enquête sur l'application en tant que risque de contre-espionnage. La semaine dernière, la Marine américaine a banni TikTok des téléphones émis par le gouvernement, la considérant comme une "menace de cybersécurité".

En novembre, plusieurs représentants de grandes entreprises technologiques ont été invités à participer à une audition portant sur la sécurité des technologies et des données au Sénat. TikTok a refusé d'envoyer un de ses représentants. Début décembre, Alex Zhu a déclaré prévoir de rencontrer les législateurs américains à propos de leurs doutes concernant TikTok, mais a ensuite annulé les réunions.

L'application a pris des mesures laissant entendre qu'elle chercherait à étendre sa présence aux États-Unis et à mettre fin aux problèmes juridiques l'assimilant à une menace pour la sécurité des Etats-Unis. L'entreprise chercherait à établir un nouveau siège social à l'extérieur de la Chine pour se défaire de son image d'entreprise affiliée à Pékin. Elle a déjà commencé à établir une présence dans la Silicon Valley, en s'installant dans les anciens locaux de WhatsApp, propriété de Facebook, et en embauchant des employés en provenance de Facebook, Apple et Google.

Version originale : Mary Meisenzahl/Business Insider US

Business Insider
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