La marque de smartphones Wiko demande à ses salariés de partir, il ne restera bientôt plus grand chose de français

Wiko révèle son nouveau smartphone View 3 à Barcelone, lors du World Mobile Congress, en 2019. YouTube/Wiko

C'est une aventure française qui ne se passe pas aussi bien que prévu. Le fabricant de smartphones Wiko, créé à Marseille en 2011, a décidé d'alléger sa masse salariale en se séparant d'une partie de ses 250 salariés en France, dont 200 à Marseille. Wiko a décidé d'ouvrir une négociation pour la mise en place d'une rupture conventionnelle collective basée sur le volontariat des collaborateurs, selon les termes d'un communiqué de presse.  

"Cette adaptation doit permettre l'amélioration de la compétitivité de la marque, figurant dans le top 4 européen, et numéro 3 sur le marché français", peut-on lire dans ce document. Bien que Wiko ait encore dans l'esprit des consommateurs un accent français, l'entreprise est désormais chinoise, complètement acquise par Tinio en 2018. Interrogée par Business Insider France, un porte-parole de Wiko précise que la maison-mère n'a annoncé "aucun chiffre" sur le nombre de postes concernés et aimerait "parvenir rapidement à un accord pour rendre Wiko plus compétitive".

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Wiko compte 500 personnes dans une trentaine de pays, dont la moitié en France où la moyenne d'âge est d'environ 30 ans. La marque compte 200 salariés à Marseille dont une partie de la R&D, 25 à Paris et autant de commerciaux sur le terrain. Mais selon l'entreprise, cette structure de coûts était dimensionnée pour un chiffre d'affaires en croissance, sur un segment marché — l'entrée de gamme — qui tire déjà beaucoup les prix. Les smartphones Wiko sont vendus entre 59 et 299 euros, avec un coeur de cible à moins de 100 euros. Or, la marque aurait connu pour la première fois de sa jeune histoire une année atone en 2018 — sans donner de chiffres — en raison d'un ralentissement et surtout de l'arrivée en force de marques chinoises — Huawei, Xiaomi et Oppo.

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Dans une interview à Challenges, James Lin, le patron de Wiko et fondateur de Tinno, évoquait son ambition de "mettre l'accent pour suivre mieux les tendances qu'auparavant". Lors du World Mobile Congress de Barcelone en février dernier, Wiko a présenté son mobile View 3, avec trois caméras, à moins de 300 euros.

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