La NASA estime que les planètes abritant une éventuelle vie extraterrestre sont plus restreintes qu’on ne le pensait

Extrait du film "E.T., l'extraterrestre". Universal

La recherche de la vie extraterrestre fait partie des objectifs les plus rêveurs de l'exploration spatiale. Une équipe de chercheurs dirigée par l'astrobiologiste de la NASA Edward Schwieterman a affirmé dans une étude récemment publiée dans The Astrophysical Journal et citée par le site The Next Web que la zone propice à la vie extraterrestre est bien plus restreinte qu'on ne le pensait jusqu'à présent. Ainsi, seulement un tiers des quelque 4 000 planètes dites "habitables" actuellement connues par les scientifiques aurait des conditions propices pour maintenir des formes de vie complexes comme la nôtre. 

La zone habitable est communément définie "comme une zone autour d'une étoile hôte à l'intérieur de laquelle de l'eau liquide, un élément essentiel à la vie, peut exister à la surface d'une planète", peut-on lire dans l'étude. "Imaginez une zone habitable pour une vie complexe définie comme une 'zone sûre' où il serait possible de soutenir des écosystèmes riches comme ceux que l'on trouve sur Terre aujourd'hui", a déclaré à USA Today Timothy Lyons, co-auteur de l'étude et biogéochimiste à l'Université de California-Riverside. "Nos résultats indiquent que des écosystèmes complexes comme les nôtres ne peuvent exister dans la plupart des régions de la zone habitable telle que traditionnellement définie."

Les planètes initialement définies comme habitables réuniraient des conditions propices pour des formes de vie basiques — comme des organismes unicellulaires — mais pas pour des formes de vie complexes comme les animaux, les poissons ou encore nous autres humains. En effet, bien que ces planètes pourraient abriter de l'eau liquide, leur atmosphère serait remplie de trop de gaz toxiques pour la vie humaine et animale.

Edward Schwieterman de la NASA, auteur principal de l'étude, a déclaré : "pour maintenir de l'eau liquide à la limite extérieure de la zone habitable traditionnelle, une planète aurait besoin de dizaines de milliers de fois plus de dioxyde de carbone que la Terre n'en a aujourd'hui. C'est bien au-delà des niveaux de toxicité connus permettant la vie humaine et animale sur Terre."

En avril 2018, la NASA a lancé le télescope TESS (pour "Transiting Exoplanet Survey Satellite") afin de découvrir des milliers de mondes proches de la Terre, avec l'espoir d'y trouver des traces de vie extraterrestre. L'agence spatiale américaine a défini cette mission comme la plus importante recherche de planètes de l'histoire. 

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