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LA NASA fait 80 recommandations à Boeing après son premier vol non-habité raté

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LA NASA fait 80 recommandations à Boeing après son premier vol non-habité raté
Maquette du module d'équipage du CST-100 Starliner de Boeing. © Phelan M. Ebenhack/For The Washington Post via Getty Images

Boeing pourrait effectuer un second vol test non-habité de la Starliner CST-100, sa capsule conçue pour la NASA et destinée à transporter des astronautes vers et depuis la Station spatiale internationale (ISS), d'ici la fin de l'année. Mais avant cela, le géant aérospatial américain devra s'assurer d'avoir bien suivi les 80 recommandations formulées par la NASA, après sa première mission de démonstration non-habitée ratée en décembre 2019. Le vaisseau avait notamment manqué son amarrage à l'ISS et avait dû écourter sa mission en revenant sur Terre plus tôt que prévu.

L'agence spatiale américaine a établi une liste de 80 recommandations qui concernent en premier lieu les logiciels de bord, à l'origine du problème principal du vol de décembre dernier : la capsule n'avait pas pu être placée sur la bonne orbite, en raison d'une erreur d'horloge. Boeing s'est ensuite aperçu que d'autres problèmes de logiciels auraient pu faire s'entrechoquer la capsule et la fusée au moment de la séparation, ce qui aurait pu être très dangereux si un équipage avait été à bord.

Lors d'une réunion du comité consultatif de la sécurité aérospatiale de la NASA en février dernier, la NASA avait déjà vivement recommandé au constructeur aéronautique américain une révision des processus de vérification des logiciels. Revenant sur l'une des défaillances principales qui a eu lieu alors que la navette était en orbite, Paul Hill, membre du panel de sécurité de la NASA, avait indiqué : "bien que cette anomalie ait été corrigée en vol, si elle ne l'avait pas été, elle aurait entraîné des mises à feu erronées des propulseurs et un mouvement incontrôlé pendant la séparation du module de service pour la désorbitation, avec le risque d'une défaillance catastrophique du vaisseau spatial."

La plupart des problèmes identifiés sont profonds et organisationnels, notamment la procédure de vérification par la NASA qui est cliente de Boeing mais aurait trop fait confiance à son partenaire industriel historique. "Peut-être étions-nous trop focalisés sur SpaceX", a reconnu Steve Stich, responsable du programme des vols commerciaux de la NASA, dans un appel avec des journalistes.

SpaceX, fondée par Elon Musk, est l'autre société à avoir été choisie par la NASA pour développer un véhicule pour l'agence américaine, mais contrairement à Boeing, sa capsule Crew Dragon a réussi sa mission non-habitée en 2019, puis son premier vol habité fin mai, avec les deux astronautes de la NASA Bob Behnken et Doug Hurley à bord. Cette mission de SpaceX a marqué un tournant dans l'histoire spatiale de la NASA et des Etats-Unis, puisqu'il s'agissait de la première fois depuis 2011 que la première puissance spatiale envoyait ses astronautes vers l'ISS depuis le sol américain et à bord d'un véhicule américain.

En raison de tous ses problèmes, Boeing a pris du retard face à son concurrent SpaceX. Le premier ne transportera donc pas d'astronautes avant 2021, alors que le deuxième vol habité de la Crew Dragon de SpaceX est prévu dès cet été.

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