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La NASA présente un 'catalogue' de plus de 2 200 exoplanètes

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La NASA présente un 'catalogue' de plus de 2 200 exoplanètes
Le télescope spatial TESS a permis d'enrichir le catalogue des exoplanètes détectées. © NASA/JPL-Caltech

L'objectif a surpassé les prévisions : le télescope spatial TESS (Transiting exoplanets survey satellite) de la NASA a permis aux astronomes de proposer un "catalogue" de plus de 2 200 exoplanètes candidates, une découverte qui a fait l'objet d'une publication scientifique le 23 mars. Cette liste doit encore faire l'objet d'une consolidation par les scientifiques. Seules 120 planètes ont été confirmées pour l'instant, une dizaine d'autres sont en cours, notamment à l'aide de télescopes depuis le sol, mais les données transmises par TESS promettent d'ores et déjà "une explosion du nombre d'exoplanètes connues", indique la NASA dans un communiqué.

Ces exoplanètes ont pu être repérées grâce à une méthode qui consiste à étudier le changement de luminosité des étoiles lorsque les planètes passent devant : le signal lumineux diminue alors momentanément, ce qui permet donc de les situer. Cette recherche "d'ombre" a pu être menée grâce à des détecteurs "extrêmement sensibles" placés derrière les caméras de TESS, "qui peuvent détecter des baisses de luminosité stellaire aussi infimes que 0,1%, voire moines", indique la NASA.

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"Ce qui est passionnant, c'est de considérer la carte des exoplanètes de TESS comme une sorte de liste de choses à faire — avec 2 000 choses dessus", déclare Natalia Guerrero, chercheuse au Massachusetts Institute of Technology et autrice principale de l'article dans le communiqué de la NASA. La mission avait été lancée en avril 2018 et TESS avait débuté son travail de "cartographie" en juillet de la même année, produisant "un flux constant de découvertes d'exoplanètes" depuis lors, d'abord de l'hémisphère sud, puis de l'hémisphère nord, en orbite entre la Terre et la Lune. "Le rôle de la communauté va maintenant être de relier les points", explique Natalia Guerrero.

Les futurs télescopes spatiaux poursuivront l'étude des exoplanètes

Les exoplanètes, situées hors du système solaire et orbitant autour d'autres étoiles, font l'objet d'un vaste champ d'études. TESS a pris la suite de la mission Kepler, lancée en 2009 et qui s'est achevée neuf ans plus tard, dont l'objectif était également de recueillir des données sur les exoplanètes, dont certaines "pourraient être des mondes rocheux similaires à la Terre", expose la NASA. "Il s'agit d'un ensemble incroyable de travaux — un riche stock d'exoplanètes candidates que la communauté pourra exploiter et explorer dans les années à venir", écrit Jessie Christiansen, chercheur à l'Exoplanet Science Institute de la NASA et co-auteur de l'étude.

La NASA a profité de l'occasion pour "présenter" quelques-unes des exoplanètes découvertes : Pi Mensae c, première planète découverte par TESS, une Neptune "miniature" qui orbite autour d'une étoile à 60 années-lumière ; LHS 3844 b, une "super-Terre chaude" rocheuse, qui orbiterait tellement près de son étoile que l'année ne durerait que 11 heures et dont la température de surface est estimée à 531° ; TOI 1338 b, une planète "circumbinaire", orbitant autour de deux étoiles, elles-mêmes en orbite l'une autour de l'autre.

Les générations suivantes de télescopes spatiaux devraient permettre d'approfondir les connaissances de ces exoplanètes, d'étudier leur composition, leur formation, de sonder leur atmosphère à la recherche d'oxygène, d'eau "et d'autres molécules qui pourraient les rendre habitables", présage la NASA.

Plusieurs projets d'envergure sont prévus les prochaines années concernant l'étude des exoplanètes, à commencer par le télescope spatial James Webb, qui doit être lancé à l'automne 2021 avec Ariane 5. Cet "observatoire spatial" infrarouge prendra le relais de Hubble dans le domaine des exoplanètes mais également de l'étude de la formation des premières galaxies.

L'Agence spatiale européenne (ESA) prévoit quant à elle de lancer la mission ARIEL (Atmospheric remote-sensing infrared exoplanet large-survey) en 2029 à bord d'Ariane 6. Il s'agira d'étudier la composition, la formation et l'évolution des exoplanètes, "en examinant l'atmosphère d'un échantillon varié de 1 000 planètes dans les longueurs d'onde visibles et infrarouges", expose l'ESA, qui poursuit : "cela nous permettra également de comprendre comment notre propre système solaire s'inscrit dans le cadre plus large du cosmos en général". L'ESA a par ailleurs lancé un satellite de caractérisation et de caractérisation d'exoplanètes, baptisé Cheops (CHaracterizing ExOPlanet Satellite), en 2019.

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