La nomination de Christine Lagarde à la BCE critiquée, la France la défend

La nomination de Christine Lagarde à la BCE critiquée, la France la défend

Christine Lagarde lors du G20 au Japon, le 8 juin 2019. Elle a été choisie pour prendre la tête de la BCE. Kiyoshi Ota/Pool via REUTERS

La nomination de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), un poste hautement sensible attribué au terme de longues tractations entre dirigeants européens, a provoqué des réactions dubitatives de certains observateurs, relayées par la presse. Ils ont souligné le manque d'expérience de banquière centrale et un supposé déficit de crédit face aux marchés financiers. Mardi, Emmanuel Macron a pourtant salué les "compétences" de Christine Lagarde, reconnues selon lui à "l'unanimité" par les chefs d'Etat et de gouvernement européens. "L'analyse à l'unanimité du Conseil a été que les capacités, les compétences de Mme Lagarde la qualifient totalement pour ce poste", a dit le président français lors d’une conférence de presse à l'issue du Conseil européen, à Bruxelles.

"Elle a été pendant plusieurs années ministre de l'Economie et des Finances à une époque particulièrement difficile, en affrontant des crises, en particulier la plus grande crise financière et de dettes souveraines des dernières décennies", a-t-il poursuivi. "Elle a ensuite été à la tête du Fonds monétaire international, ce qui me paraît qualifier très profondément pour avoir les qualités requises, d'une part, pour maîtriser la politique monétaire, d'autre part pour avoir une crédibilité face aux marchés."

'C'est un procès d'intention' qui est fait à Christine Lagarde

La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a qualifié mercredi de "procès d'intention" ces critiques. Durant la crise de la zone euro, Christine Lagarde, alors à Bercy, "était l'une des ministres les plus influentes et a permis à l'époque à Jean-Claude Trichet puis à Mario Draghi (ndlr, qui se sont succédé à la BCE) de faire beaucoup de choses", a jugé Amélie de Montchalin sur France Inter. "Quand elle résout des crises dans le monde, c'est avec les banquiers centraux", l'a-t-elle défendue.

"C'est un procès d'intention", a encore dit la secrétaire d'Etat. "J'ai toute confiance et je pense qu'elle surprendra beaucoup de monde justement en étant capable de porter aussi une voix, qui certes est de la politique monétaire mais c'est aussi de la politique économique et c'est extrêmement politique."

Le directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) fait partie d'un quatuor de personnalités de compromis choisies pour diriger les grandes institutions européennes, avec notamment l'Allemande Ursula von der Leyen, promise à la présidence de la Commission européenne.

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  1. David Martel

    Christine Lagarde compétente en économie ?
    Mr Macron a la mémoire courte.
    Ministre de l'économie de N. Sarkozy, elle a été n'a cessée de faire la promotion des subprimes.
    Allant jusqu'à critiquer nos banquiers Français ( Société Générale et BNP en premier ) d'être trop frileux et de n'avoir pas investit dans ces subprimes !!!
    Au contraire des banques anglo-saxonnes.
    Elle a été à l'époque jusqu'à les menacer si ils ne "rattrapaient" ce "défaut" d'investissement !
    Heureusement la crise des subprimes éclatait quelques semaines après sa nomination, avant qu'elle ne mette ses menaces en place, et évitant à nos banques de faire faillites !!!
    Elle a aussi participé à forcer la Banque de France de vendre une partie de ses stock d'or autour de 300 dollars l'once ( provoquant la démission du directeur général qui y était opposé ), car "c'était un placement qui ne rapportait rien".
    Quand l'once aujourd'hui côte 1250 dollars ?
    Ajouter à cela l'affaire B. Tapie, et vous aurez un portrait de cette "spécialiste en économie" !!!
    Pitié laissez nous M. Draghi, un homme qui a su créer de la croissance en Europe, faire reculer le chômage, et éviter la faillite des états du sud de l'Europe.
    Avec Mme Lagarde on cours à la catastrophe, pourvu qu'il ne se passe rien dans les prochaines années.

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