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La pénurie de semi-conducteurs pourrait se prolonger jusqu'en 2023, selon Intel

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La pénurie de semi-conducteurs pourrait se prolonger jusqu'en 2023, selon Intel
La pénurie de semi-conducteurs affecte des industries telles que l'automobile et l'informatique. © Umberto/Unsplash
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Le patron du géant américain des semi-conducteurs Intel a estimé jeudi 22 juillet que la pénurie de composants électroniques qui affecte actuellement plusieurs secteurs économiques pourrait se prolonger jusque 2023. Avec la pandémie, les particuliers et les établissements scolaires ont eu besoin d'ordinateurs et de tablettes supplémentaires pour permettre le travail à la maison, a souligné Pat Gelsinger lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Le besoin en gestion de données pour l'informatique dématérialisée a parallèlement explosé tandis que l'envol de l'intelligence artificielle, l'arrivée de la 5G ou le développement de la conduite autonome vont alimenter l'appétit pour les semi-conducteurs dans les années à venir.

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"La forte demande continue de faire pression sur la chaîne d'approvisionnement", a indiqué Pat Gelsinger lors d'une conférence téléphonique avec des analystes jeudi 22 juillet. "Je m'attends à ce que les pénuries touchent le fond au second semestre, mais il faudra un à deux ans avant que le secteur soit capable de répondre entièrement à la demande", a ajouté le directeur général, à la tête de l'entreprise depuis le début de l'année 2021.

Certains secteurs industriels, comme l'automobile, sont particulièrement affectés par le manque de semi-conducteurs disponibles. Des constructeurs ont dû temporairement suspendre la production de certains véhicules désormais truffés d'électronique.

Une nouvelle stratégie pour faire face

Pour faire face à la demande croissante, Intel a dévoilé en mars une nouvelle stratégie reposant à la fois sur le développement de la fabrication en interne et le recours accru à des sous-traitants. Le groupe a notamment intention d'investir 20 milliards de dollars (environ 17 milliards d'euros) dans deux nouvelles usines en Arizona. Le quotidien Wall Street Journal a récemment affirmé qu'Intel était aussi en discussion pour racheter GlobalFoundries, dans une opération à environ 30 milliards de dollars (25,5 milliards d'euros), afin de dynamiser sa production.

Le groupe, qui fait face à la concurrence de TSMC et Samsung, a relevé ses prévisions annuelles jeudi 22 juillet après avoir dévoilé des résultats trimestriels dépassant les attentes. "La numérisation de tous les produits s'accélère, créant une énorme opportunité de croissance pour notre entreprise et nos clients, aussi bien sur notre cœur de métier que sur des activités émergentes", a souligné Pat Gelsinger dans un communiqué.

Le groupe prévoit un chiffre d'affaires de 77,6 milliards de dollars (66 milliards d'euros) pour l'ensemble de l'année, contre 77 milliards auparavant (65,4 milliards d'euros), et un bénéfice ajusté par action de 4,80 dollars, contre 4,60 dollars précédemment (4 euros contre 3,9 euros). Au deuxième trimestre, son chiffre d'affaires a stagné par rapport à la même période de 2020, à 19,6 milliards de dollars (16,6 milliards d'euros). Le groupe a dégagé un bénéfice net de 5,1 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros), quasi stable également. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le bénéfice a atteint 1,28 dollar (1,09 euro), soit plus que le 1,06 dollar anticipé par les analystes (90 centimes).

Le titre d'Intel perdait 2% dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.

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