Les forces de l'ordre peuvent compter sur un nouvel allié pour traquer les motards aux comportements imprudents. Ce mercredi 15 mai, des opérations de contrôle routier ont été menées sur l'A126 dans l'Essonne à l'aide de drones, rapportent Le Parisien et Franceinfo. Ces engins volants, qui montent à près de 30 mètres de haut, ont permis en quelques secondes aux policiers d'avoir une vue imprenable sur cette portion de deux kilomètres de l'A126, qui jusque-là, en l'absence de bas-côté, ne leur permettait pas de procéder à des contrôles. Le but de l'opération ? Verbaliser les comportements dangereux des pilotes de deux-roues comme le fait de remonter une file de voitures en ignorant la ligne blanche et sans se soucier des véhicules arrivant à contresens. 

Depuis le sol, les policiers ont suivi en direct les images filmées par un drone. Les motards commettant des infractions ont été repérés et interceptés quelques mètres plus loin par une patrouille. Ce mercredi, les résultats ont été probants car le contrôle routier a conduit à la verbalisation de deux fois plus d'infractions que lors d'un contrôle classique, note Franceinfo. Après deux heures d'opération, 64 infractions ont été relevées à l'encontre des motards, dont 34 franchissements de ligne blanche, ce qui vaut une amende de 135 euros et 3 points en moins sur le permis, indique Le Parisien.

"Je ne savais pas que c'était possible d'être contrôlé par un drone, pour moi ça n'existait pas, je suis très surpris", s'est confié auprès du Parisien un motard arrêté par les forces de l'ordre. 

"On n'est pas là pour faire du chiffre, mais pour ramasser moins de motard par terre à l'avenir", a tenu à souligner le major Bernard de la CRS de Massy. Le lieu de l'expérimentation de ce mercredi n'avait pas été choisi au hasard puisqu'un motard est décédé sur cette bretelle le 24 avril dernier lors d'un accident. Au total, ce sont sept personnes qui ont perdu la vie à cet endroit en moins de 10 ans. 

Ces derniers mois, des drones ont été utilisés pour verbaliser dans le Val-d'Oise, la Seine-et-Marne et les Hauts-de-Seine. "C'est une nouvelle technologie dont nous allons nous servir de plus en plus souvent, dans des endroits différents", a insisté le major Bernard appuyant ainsi la police nationale qui , via son compte Twitter, indique que "ce dispositif efficace sera généralisé partout en France". 



Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

VIDEO: Voici tout ce qui ne va pas avec les smartphones Android