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La RATP livre à une application rivale des données réclamées depuis 9 mois

La RATP livre à une application rivale des données réclamées depuis 9 mois
© YouTube

La RATP se met à l'open data et c'est l'application concurrente Citymapper qui peut se réjouir.

La régie des transports parisiens vient d'annoncer qu'elle mettait les données du trafic en temps réel à disposition des développeurs intéressés.

"Nous proposons ces données sur notre plateforme open data depuis mardi 3 janvier", au journal Le Monde Dominique de Ternay, le directeur marketing de la régie publique.

Cette décision est une petite révolution dans le secteur des startups spécialisées dans la mobilité.

Jusqu'à maintenant, seule l'application maRATP bénéficiait de ces données.

Un quasi-monopole que la société londonienne Citymapper avait dénoncé au printemps dernier en déposant une pétition, qui a recueilli 18.325 soutiens. La RATP "essaie d'empêcher Citymapper d'afficher les prochains départs des bus et métros en temps réel", déclarait à l'époque l'application.

Comme GoogleMaps ou Moovit, l'application pourra désormais permettre à ses utilisateurs parisiens de disposer d'informations en temps réel sur l'état du trafic des métros, bus et tramways parisiens, quelque soit l'incident. Une option qui va rendre ces services encore plus précis.

Aux horaires fixes planifiés, Citymapper ajoutait déjà les places de vélos en libre-service (Velib') et la disponibilité de véhicules Uber.

Présente dans une trentaine de villes, elle regrettait la situation propre à Paris où elle ne possédait pas "l'autorisation officielle d'avoir accès aux données temps réel ", selon Jean-Baptiste Casaux, chargé de l'expansion de Citymapper.

Son lobbying, conjugué à la loi Macron, qui oblige les entreprises publiques à ouvrir leurs données, a porté ses fruits.

La RATP assure avoir déboursé 1 million d'euros pour ce projet.

Les partisans de l'open data attendent désormais l’ouverture des données promise par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), concernant le trafic de la RATP, de SNCF Transilien et des lignes de bus de banlieue du réseau Optile, écrit le journal.

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