La Russie a réussi à faire voler son nouveau drone de 6 tonnes conçu pour mener des attaques de précision

La Russie a réussi à faire voler son nouveau drone de 6 tonnes conçu pour mener des attaques de précision

Une image tirée d'une vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense le 20 août 2019, montre un drone militaire russe Altius-U de longue portée au cours d'un vol d'essai dans un lieu inconnu en Russie. Ministère de la Défense de la Fédération de Russie/Handout via REUTERS.

Le ministère russe de la Défense a finalement achevé un prototype de l'Altius-U, sa version des drones américains RQ-4 Global Hawk et Predator, a rapporté l'agence de presse russe TASS. Après plusieurs échecs d'ordre pratique et des augmentations de coûts, ainsi que l'arrestation d'Alexander Gomzin, le directeur général du concepteur principal d'Altius l'année dernière, l'Altius-U de six tonnes a décollé pendant 32 minutes mardi, a annoncé le ministère russe de la Défense.

Le prototype était équipé de matériel de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) pendant le vol d'essai, a expliqué Samuel Bendett, chercheur à la CNA Corporation. A terme, le drone sera armé pour effectuer des attaques de précision et pourra transporter jusqu'à une tonne, a-t-il précisé à Insider. Le drone volait à une altitude d'environ 800 mètres, bien que Samuel Bendett a déclaré que l'Altius et le nouveau drone furtif russe Okhotnik pourraient éventuellement voler à très haute altitude pour pénétrer les défenses aériennes des adversaires.

Selon le ministère russe de la Défense, l'Altius-U est capable de voler durant 24 heures, ce qui lui donne la capacité de se déplacer bien au-delà des frontières russes. Samuel Bendett a déclaré à Insider que la Russie essayait de se débarrasser du matériel militaire étranger et de tirer les leçons des combats en Syrie - le développement de l'Altius-U et de l'Okhotnik montre tout le chemin que la Russie a parcouru sur ces deux fronts.

"C'était une compétence qu'ils désiraient ardemment", a dit Samuel Bendett à Insider. Mais le prototype de l'Altius n'en est qu'à sa première mise à l'essai. "Beaucoup de choses doivent avancer" avant que l'un ou l'autre drone ne fasse partie de l'arsenal russe.

Néanmoins, c'est un signal clair aux adversaires de la Russie, que celle-ci prend en compte les technologies des drones venant des États-Unis et d'Israël en particulier, et qu'elle développe ses capacités pour combattre dans les guerres à l'avenir. La mise à l'essai des deux drones "va au-delà de la question de savoir s'ils peuvent [construire ce type d'armes] ou non", a dit Samuel Bendett, "oui, ils le peuvent".

Version originale : Business Insider / Ellen Ioanes

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  1. Eric

    C est l outil parfait !
    Il peut arriver de très haut, 5000m et pendant très longtemps, très grosse autonomie.
    Rien a voir avec les grosses merdes Israéliennes ou américaines vendue à prix d or...

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