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La Russie développe des essaims de drones sous-marins

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Le président russe, accompagné de son ministre de la Défense, assiste à l'ouverture du Forum technique militaire internationale à Koubinka, dans la région de Moscou en 2015. © Kremlin.ru/Wikimedia Commons

Et si les essaims de drones, qui représentent un véritable défi stratégique pour les défenses-anti-aériennes, faisaient demain des ravages parmi les bâtiments marins ? La Russie, d'après les informations du site Gazeta.ru, est actuellement en train de développer un système à même de faire évoluer des drones maritimes de manière coordonnée.

Selon le site d'information, qui cite une source haut placée dans le complexe militaro-industriel russe, le système basé sur l'intelligence artificielle serait composé d'engins en surface et dans les profondeurs. L'ensemble, d'un poids oscillant entre 500 et 1 000 tonnes, pourra être utilisé dans une grande variété de missions d'attaque, y compris contre des porte-avions, explique cette source.

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"L'intelligence artificielle résout sa tâche en fonction de circonstances très spécifiques et en constante évolution. Elle doit concentrer ses efforts sur l'une des directions", explique le haut-gradé auprès de Gazeta.ru." "Ou pour manœuvrer et déplacer les efforts dans une autre direction. Ou se retirer temporairement de la bataille et confondre l'ennemi par des actions démonstratives. L'intelligence artificielle recevra des données sur la situation à partir d'une grande variété de sources."

Avantage non-négligeable

Actuellement, les développeurs du système s'efforcent d'affiner la transmission des commandes de contrôle entre les milieux terrestres et maritimes. Les engins seront équipé de gyroscopes électroniques, afin de détecter leur déviation potentielle par rapport à la direction souhaitée. Sur une distance de 1 000 kilomètres, la marge d'erreur pourra être "nettement inférieure à 100 mètres" écrit le média russe.

"Ce qui est curieux, c'est qu'à de grandes profondeurs (8 000 voire 11 000 mètres), la transmission des signaux et des commandes de contrôle n’est pas pire, et même meilleure, qu’à une profondeur de, par exemple, 1 000 mètres", souligne la source interrogée.

Évoluer à de telles profondeurs pourrait offrir un avantage non-négligeable à l'essaim de drones dans son approche de la cible : des armes capables de frapper des cibles aussi profondément n'ont jamais été développées — du moins, pas encore.

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