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La Russie développe une voiture volante hybride pour ses forces armées

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La Russie développe une voiture volante hybride pour ses forces armées
© FPI/Advanced Research Foundation
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Les projets de voitures volantes à décollage vertical se multiplient de par le monde, et la Russie compte bien tirer profit de cette technologie naissante pour ses forces armées. Les autorités russes, par l'intermédiaire de la Fondation pour les projets de recherche avancée dans l'industrie de la défense (FPI), ont levé le voile mi-avril sur leur prototype maison, Cyclocar. Développé à Novossibirsk par la division sibérienne de l'Académie russe des sciences, ce véhicule à motorisation hybride sera propulsé par quatre rotors cycliques de 1,5 mètre de diamètre.

La FPI a d'ores est déjà annoncé vouloir débuter les vols d'essai dès 2022, dans l'espoir de commencer la production pour le ministère russe de la Défense en 2024. Le modèle actuellement en développement sera à même d'embarquer six passagers ainsi qu'une charge utile de 600 kg.

Depuis 2020, les chercheurs russes conduisent des essais dans les airs avec un prototype réduit, pesant 60 kg.

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Le futur prototype mesurera 6,20 mètres de long sur six de large et pourra atteindre des pointes à 250 km/h pour une autonomie de 500 kilomètres. Surtout, l'absence d'ailes ou de pales lui permettra d'atterrir sur des surfaces inclinées à 30 degrés ou de s'accoler à la surface d'un immeuble pour faciliter le déploiement des forces.

Pensé pour une utilisation militaire

"Un cyclocoptère présente certains avantages : il est compact et peu bruyant par rapport à un hélicoptère ou un quadcoptère. De plus, les rotors cycliques permettent de changer la direction du vecteur de poussée sur 360 degrés, ce qui rend ce véhicule très maniable", expliquait à l'agence Tass Grigory Makeich, chercheur à la FPI, en août 2020. Les rotors seront quant à eux suffisamment protégés pour éviter les blessures et le contact avec des objets extérieurs, précise l'agence dans son communiqué.

Mais quel type de permis faudra-t-il pour conduire ce curieux engin, aux faux-airs de moissonneuse-batteuse des airs ? "Le Cyclocar ne sera pas plus difficile à contrôler que les véhicules modernes", répond Yan Chibisov, en charge du projet de la Fondation. "Le pilotage peut être effectué par l'opérateur à bord ou à partir d'une station de contrôle au sol comme un véritable drone."

Le Cyclocar est avant tout pensé pour une utilisation militaire en zone urbaine ou sur des terrains montagneux difficilement accessibles. Mais rien ne dit qu'il ne pourrait pas à terme servir dans des opérations de secours, de lutte contre les incendies voire de mobilité aérienne urbaine.

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