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La Russie et la Chine veulent construire ensemble une station lunaire

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La Russie et la Chine veulent construire ensemble une station lunaire
La Chine et la Russie veulent coopérer sur la Lune. © NASA/Unsplash

L'Agence spatiale russe Roscosmos et son homologue chinoise, la China national space administration, annoncent avoir signé un protocole d'accord en vue de coopérer sur le développement d'une station scientifique lunaire internationale. Il s'agit de "mettre à profit" l'expérience des deux pays en matière de compétences et de technologies afin d'élaborer "conjointement la feuille de route" et de planifier, concevoir et développer cette future installation "à la surface ou en orbite de la Lune", indiquent les deux agences par voie de communiqué de presse.

Aucun calendrier ni aucun budget n'ont été annoncés pour l'instant. Les communiqués conjoints précisent cependant que cette station scientifique lunaire aura une vocation internationale, le projet sera ouvert "à tous les pays intéressés et partenaires internationaux". Les objectifs affichés par la Chine et la Russie comportent "des activités de recherche multidisciplinaires et polyvalentes, les observations lunaires" ou encore "des essais technologiques".

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Le programme spatial chinois, lancé dans les années 1950 avec l'aide de l'URSS, s'est peu à peu détaché de l'allié soviétique. La collaboration entre les deux pays a cessé dans les années 1990, mais elle est revenue à petits pas à partir de 2017, avec des annonces de projets de coopération, notamment dans le domaine de l'exploration lunaire.

Si la Russie possède une longue expérience du domaine spatial, elle n'a cependant pas les mêmes ambitions que la Chine, qui a multiplié les projets extra-atmosphériques ces dernière années. Dernier en date : la sonde Tianwen-1, qui orbite actuellement autour de Mars et qui contient également un atterrisseur et un rover, devant être posé sur la planète rouge en mai-juin prochain. La Chine est par ailleurs devenue le troisième pays après les États-Unis et la Russie à ramener des échantillons lunaires sur Terre, avec le succès de la mission Chang'e 5 en décembre dernier. Enfin, la Chine a annoncé vouloir débuter la construction de la station spatiale Tiangong-3 en 2021.

Quant à la Russie, elle va prochainement renouer avec les programmes lunaires, puisqu'un lancement est prévu à l'automne prochain : la mission Luna-25 va permettre de "renouer" avec les techniques d'alunissage, la mission Luna-24 remontant à… 1976. Des missions Luna-26 et 27 sont d'ores et déjà prévues dans les prochaines années, avec le concours de l'Agence spatiale européenne notamment.

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