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La Russie place un nouveau satellite militaire en orbite qui viendrait muscler son bouclier spatial

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La Russie place un nouveau satellite militaire en orbite qui viendrait muscler son bouclier spatial
L'engin "a été placé avec succès sur l'orbite voulue dans l'intérêt du ministère russe de la Défense" © DimitroSevastopol/Pixabay
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La guerre de l'espace continue entre les grandes puissances terriennes. Cette fois, c'est la Russie qui a placé en orbite, avec succès, un satellite militaire ce jeudi 25 novembre. Selon des médias spécialisés, ce satellite fait vraisemblablement partie de son bouclier spatial antimissile dont très peu de détails ont été révélés au public. Le satellite a été lancé à 02h09 du cosmodrome de Plessetsk, dans le nord-ouest du pays, par une fusée Soyouz 2.1B, selon les images diffusées par l'agence spatiale russe Roscosmos.

L'engin "a été placé avec succès sur l'orbite voulue dans l'intérêt du ministère russe de la Défense", a pour sa part indiqué sans davantage de détails le ministère en question, cité par l'agence de presse Interfax. Selon le site Spaceflightnow, spécialisé dans les lancements spatiaux, ce satellite est très probablement un engin d'alerte précoce "Toundra", dont des exemplaires avaient déjà été mis en orbite par la Russie en 2015, 2017 et 2019.

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Selon un autre média spécialisé dans l'espace russe, le site Russianspaceweb, le satellite lancé jeudi fait partie du mystérieux bouclier spatial antimissile "Koupol" ("Dôme"), dont Moscou avait révélé de menus détails en décembre 2019. Ce système est destiné à détecter depuis l'espace le lancement de missiles balistiques, leur trajectoire et la zone visée, selon les documents présentés alors par l'état-major russe. La composition complète du "Koupol", qui se veut l'équivalent du système américain SBIRS, n'est pas connue.

La Russie, qui dispose déjà depuis 2015 d'une "force spatiale" intégrée à ses forces aériennes et dont le rôle principal est la lutte antimissile, est accusée depuis des années de militariser l'espace. Moscou accuse en retour les Etats-Unis des mêmes intentions.

En 2018, Washington s'était ainsi alarmé du "comportement très anormal" d'un satellite russe, accusant Moscou de chercher à développer des armes spatiales, ce que le Kremlin dément. Plus récemment, la Russie a provoqué la controverse mi-novembre en pulvérisant un vieux satellite soviétique en orbite à l'occasion d'un tir d'essai avec une arme dont la nature n'a pas été révélée. Ce tir a généré, selon Washington, un "nuage" de débris potentiellement dangereux.

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