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La SNCF va revoir ses prix pour que le TGV ne soit plus perçu comme 'cher'

La SNCF va revoir ses prix pour que le TGV ne soit plus perçu comme 'cher'
© viarami/Pixabay

La SNCF veut parvenir à être plus aimée des Français. Le groupe ferroviaire compte pour cela revoir sa politique tarifaire. Son PDG, Jean-Pierre Farandou, a admis un problème concernant le TGV perçu comme un moyen de transport "cher", dans une interview accordée le 17 septembre aux Echos. "Cet été, nous avons vendu 4 millions de billets à petits prix. Mais une partie de notre clientèle qui achète ses billets au dernier moment les jours de grands départs n'a pas accès à nos meilleurs tarifs. Nous devons réfléchir à une évolution de notre politique tarifaire, plus simple", a-t-il avancé.

"Dans les années 1990, avec l'essor du TGV, nous avons mis fin à la tarification kilométrique, pour nous inspirer du modèle aérien en faisant évoluer nos prix en fonction d'algorithmes qui étudient l'offre et la demande. Aujourd'hui, nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible", a-t-il ajouté. Ce chantier prendra "six mois à un an", a précisé le numéro un de la SNCF qui souhaiterait faire du groupe "une des entreprises les plus aimées, des Français comme des cheminots".

Jean-Pierre Farandou a également indiqué que le prix moyen d'un billet de TGV était actuellement de 45 euros. Un prix qui a "tendance à baisser avec le développement de Ouigo".

Un trafic encore loin du niveau d'avant-crise

La SNCF mettra "environ deux ans" à retrouver son niveau de trafic avant crise a par ailleurs déclaré Jean-Pierre Farandou. "Les courbes (de trafic) repartent vers le haut, mais à vitesse lente", affirme le patron de la SNCF pour qui "il reste des traces de la crise du Covid-19".

"L'été s'est bien passé, mieux que ce que nous avions prévu au départ mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires, qui représente en temps normal 15% de nos clients et 30% de notre trafic TGV Inoui mais davantage en termes de contribution", a-t-il détaillé au quotidien économique.

"Il nous manque des générateurs de trafic comme les grands salons professionnels, et le télétravail nous prive d'environ 10 à 15 % de la clientèle affaires", poursuit-il, déplorant également un recul de "30 à 40% par rapport à la normale" du trafic TER (transport express régional, NDLR).

En attendant, la SNCF ne lésine pas sur les promotions pour attirer les voyageurs, à l'image des offres annoncées fin août sur ses cartes "Avantage" permettant de bénéficier de réductions.

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