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La startup française Spendesk lève 100 M€ pour organiser les dépenses des salariés

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La startup française Spendesk lève 100 M€ pour organiser les dépenses des salariés
La plateforme permet de vérifier les abus de dépenses de certains collaborateurs ou les remboursements tardif de notes de frais. © Spendesk
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Cette startup française voit grand. La pépite Spendesk, qui propose aux entreprises une solution de gestion des dépenses professionnelles pour les petites entreprises, a levé 100 millions d'euros, dans une opération menée par le fonds d'investissement américain General Atlantic, a-t-elle annoncé mercredi 21 juillet.

Créée en 2016, l'entreprise qui compte aujourd'hui 300 salariés et prévoit de doubler ses effectifs d'ici la fin de 2022 a connu une expansion ultra-rapide. Son logiciel permet aux petites entreprises et PME de 30 à 1.000 salariés de gérer tout le cycle des dépenses professionnelles, de leur autorisation jusqu'à leur paiement par l'émission d'une carte de crédit virtuelle ou un remboursement. En se substituant à des processus traditionnels "très centrés sur le papier", il redonne "de l'agilité opérationnelle" aux collaborateurs, a indiqué à l'AFP le cofondateur et directeur général Rodophe Ardant.

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Implantée en Allemagne et au Royaume-Uni

Spendesk indique avoir doublé son chiffre d'affaires tous les ans depuis le début, y compris en 2020 malgré la pandémie, tout en se refusant à donner toute indication sur le montant de celui-ci.

Alors que beaucoup de jeunes entreprises tech visent une expansion rapide de leur couverture géographique, Spendesk va se concentrer d'abord sur la poursuite de la conquête des trois grands marchés européens sur lesquels elle est déjà présente, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, et dont le potentiel est encore loin d'être épuisé, a indiqué Rodolphe Ardant.

"Nous pourrions nous étendre, mais nous voulons dominer notre marché auparavant", explique-t-il. "Les autres marchés européens sont plutôt à horizon 18 mois", a-t-il poursuivi, en précisant qu'une équipe de Spendesk se trouvait aussi aux États-Unis, en position d'éclaireur, et que la société "regarde aussi" l'Amérique latine et l'Asie.

Le dirigeant estime qu'il est encore "un peu tôt" pour parler d'une entrée en Bourse, et "qu'on y verra plus clair dans deux ou trois ans". Mais à terme, il n'est pas interdit de rêver à une valorisation de "plusieurs dizaines de milliards de dollars", dit-il.

"Nous sommes dans cette cohorte d'entreprises tech françaises qui peuvent avoir des ambitions globales, et aller rivaliser avec les entreprises américaines et asiatiques", affirme-t-il. Durant le mois de juillet, deux autres startup (Verkor et Agicap) ont levé plus de 100 millions d'euros.

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