La vie extraordinaire de Kate McWilliams, la pilote d'easyJet de 26 ans qui est devenue la plus jeune femme commandant de bord au monde

La vie extraordinaire de Kate McWilliams, la pilote d'easyJet de 26 ans qui est devenue la plus jeune femme commandant de bord au monde

Kate McWilliams

Que vous soyez fasciné par le personnel de bord ou par les voyageurs de l'air chevronnés cumulant les miles, il y a quelque chose d'intrigant — un certain glamour — à la vie aérienne. 

Assumer une fonction telle que celle de pilote de ligne implique souvent des années d'entraînement. Pour Kate McWilliams, qui est devenue la plus jeune femme pilote d'une compagnie aérienne commerciale à l'âge de 26 ans, ce n'était pas du tout le cas. 

Comme contribution au Netflights.com projet, qui célèbre ces femmes dans l'aviation, qui tordent le cou aux stéréotypes du genre, Business Insider a discuté avec McWilliams, afin d'en apprendre plus sur la manière dont elle a obtenu ce job — et comment se déroule la vie dans le cockpit. 

Départ prévu à 4h00 du matin, avec une vue imprenable pour un vol low-cost. Découvrez la vie de Kate McWilliams, commandante de bord pour easyJet.

Voici Kate McWilliams, la pilote d'easyJet qui est maintenant la plus jeune femme commandant de bord d'une compagnie aérienne commerciale, à l'âge de 26 ans. 

Kate McWilliams

Sa passion pour l'aviation lui est venue à l'âge de 8 ans. Durant un voyage en famille, elle a pu visiter la cabine et voir les pilotes s'affairer durant le vol, et a été "fascinée par tous ces boutons". Mais elle a remarqué que les pilotes étaient tous deux des hommes. Elle a donc supposé "qu'il n'y avait pas de femmes pilotes. Je ne pensais donc pas en faire ma carrière". 

Tout a changé quand McWilliams, qui a grandi à Carlisle, au nord de l'Angleterre, a rejoint les Air Cadets. 

Elle dit avoir rejoint le groupe de la jeune branche de la Royal Air Force, à l'âge de 13 ans. 

"C'est là que j'ai découvert mon amour pour le vol. À l'origine, j'aspirais à rejoindre l'armée en tant que pilote", a t-elle dit.

Elle a dit à Business Insider qu'après avoir obtenu son bac, elle a postulé pour une université, "mais je sentais que ce n'était pas la bonne option". À la place, elle a envoyé sa candidature à CTC Aviation — devenue L3 Airline Academy — une école d'aviation qui entraîne de futurs pilotes pour les compagnies aériennes commerciales. 

Kate McWilliams

Finalement, elle l'a eue. Pour son 19ème anniversaire, elle rejoint le programme de CTC. "Ils vous envoient en Nouvelle-Zélande pour vous entraîner. J'ai donc passé une année à voyager et piloter", a-t-elle dit. L'entraînement implique des examens écrits sur des sujets tels que la météo ou sur les plannings de vol, mais également des leçons de pilotage et des tests — à la fin, elle a obtenu sa licence de pilote professionnel. 

"Beaucoup de gens sont surpris d'apprendre que vous n'avez pas besoin d'un diplôme universitaire pour débuter une formation d'aviation", précise-t-elle. "Les exigences pour postuler pour L3 Airline Academy incluent le 5 GCSEs (ou une équivalence) Grade C ou au-dessus [l'équivalent du brevet des collèges — ndlt] avec des notes au-dessus de la moyenne, parler couramment l'anglais à l'oral et à l'écrit, et passer un examen médical. 

"Obtenir au moins deux A-Levels [une série de matières équivalentes au baccalauréat — ndlt] avant de postuler peut élargir vos opportunités pour postuler à différentes formations spécifiques aux compagnies aériennes".

Mais ces formations sont coûteuses. 

Si McWilliams dit que la structure a changé depuis ses débuts, le module le plus proche de celui qu'elle a suivi débute à 111.008 euros. 

Après avoir obtenu sa licence, elle a obtenu un emploi au sein d'easyJet, ce qui signifie qu'elle a suivi une autre formation pour pouvoir piloter ce type de flotte — les Airbus A320. "J'ai commencé ma carrière aéronautique à l'âge de 21 ans, en tant que copilote, sous l'œil attentif d'un capitaine de bord très expérimenté", a-t-elle dit. "L'entraînement est continu, tout au long de la carrière d'un pilote, avec des tests en simulation tous les six mois". 

Maintenant âgée de 28 ans, McWilliams est commandante de bord, et vole avec easyJet depuis 7 ans. Elle est affiliée à l'aéroport de Londres-Gatwick.

Kate McWilliams

La compagnie voyage dans 100 destinations depuis Gatwick. Elle a donc l'occasion de varier ses courriers. Elle travaille habituellement 5 jours d'affilée, et a quatre jours de repos. "Chaque semaine est vraiment différente", a-t-elle dit à BI. "Ça dépend de la longueur des vols. Je peux commencer à quatre heures du matin et finir à deux heures du matin". 

"Il est parfois très tôt le matin", ajoute-t-elle. "C'est une vraie corvée que de programmer mon alarme à 3h30, mais une fois "au boulot", je ne le sens pas comme un travail". 

Elle aime son style de vie à easyJet "parce que je rentre à la maison le soir. Parce que j'ai des points de chute partout en Europe, et il y a des gens installés partout dans ces destinations. On n'a donc pas besoin de rester à l'étranger pour pouvoir prendre le premier vol". 

Elle a également l'occasion de découvrir des endroits incroyables. Sa destination favorite où voyager est le sud de la France et la côte croate. Voici une vue de Bologne, en Italie, depuis sa cabine...

...Un aperçu du soleil qui se lève sur Montpellier, en France...

...Et voici une vue aérienne des alpes italiennes.

La plupart du temps, elle voyage en Europe et en Afrique du Nord, mais elle a dit qu'il lui arrivait d'être "envoyée dans certaines destinations pour une semaine entière, ce qui est exceptionnel". Elle a volé vers 70 aéroports dans 21 pays différents en 2017. 

"Il nous arrive de voler vers Tel Aviv et d'être de retour dans la journée. Tout dépend de la durée du vol ou du planning", précise-t-elle. "Chaque jour est différent". 

Elle s'amuse beaucoup quand elle voyage. Elle skiait en France, lorsque nous lui avons parlé. 

"Nous avons des [réductions] raisonnables sur nos voyages", a-t-elle dit, ajoutant que "ce n'est pas gratuit". Mais elle essaye d'utiliser ces tarifs "probablement au moins une fois par mois". Voici des photos de ses vacances en Thaïlande. Prochaine destination: Rome, en avril. 

Outre sa passion pour la lecture et la cuisine, elle passe ses jours off à pratiquer plusieurs activités comme le vélo ou la randonnée, ce qui l'aide à surmonter le décalage horaire. "Avoir un mode de vie sain aide à mieux dormir", a-t-elle dit. 

Elle remercie aussi sa "prise de vitamines et son sommeil lourd" pour l'aider à faire face aux curieux fuseaux horaires. "C'est plutôt difficile de suivre un rythme du sommeil, [et] nous sommes évidemment limités pendant nos heures de repos entre les vols. Alors je dors dès que je le peux, et j'essaye d'arranger ma vie afin d'avoir suffisamment de repos", a-t-elle dit. 

Et elle a sûrement besoin d'énergie. "Je m'entraîne toujours pour quelque chose", précise-t-elle. L'année dernière, elle a participé au 100km Costwolds Challenge trek, et cette année, elle s'apprête à concourir à la course cycliste Londres-Surrey.

D'ailleurs, elle voyage toujours avec son nécessaire de sport — ainsi qu'un livre.

Ses "sorties entre filles" se font souvent dans son cockpit — et elle utilise souvent le hashtag #girlwhofly pour promouvoir les femmes dans l'aviation. Si elle dit que seules 3% des pilotes de ligne dans le monde sont des femmes, le nombre augmente, et elle espère qu'il continuera d'augmenter. 

"Je passe beaucoup de temps dans les écoles, à parler aux gamins, garçons ou filles, à propos des stéréotypes du genre et je les encourage à prendre en considération les options de carrière auxquelles ils n'auraient pas pensé auparavant" a-t-elle dit. 

Si elle pose ici en compagnie d'autres femmes d'easyJet, elle dit que parfois, elle est la seule femme de l'équipage, "mais ce n'est pas vraiment important. Je n'ai jamais senti que j'étais traitée différemment par rapport à mes collègues masculins", a-t-elle dit. "J'ai reçu le même entraînement et j'ai passé les mêmes tests que n'importe quel pilote. Homme ou femme, nous sommes tous hautement qualifiés". 

Finalement, elle dit que les gens sont la meilleure partie de son travail. "Je pilote chaque jour avec un copilote différent, et un équipage de cabine différent. Mais à chaque fois, nous travaillons comme une équipe" a-t-elle dit. "Tous mes collègues sont passionnés par leur travail et je suis chanceuse de pouvoir travailler avec des personnes aussi géniales". 

"Je n'ai pas le sentiment d'avoir un travail. J'ai plutôt un passe-temps amusant pour lequel je suis payée". 

Version originale: Alison Millington/Business Insider

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  1. Virgile

    Je n'ai pas entendu dire que Marine posait torse nu!

  2. valentini robert

    Bravo. N'oublions pas que dans le pays dont on reçoit le prince héritier, elle n'aurait même pas le droit de conduire une bagnole. Pour le reste Maryse Bastié, Maryse Hilsz, Hélène Boucher, Jacqueline Auriol, Adrienne Bolland étaient françaises et pionnières de l'aviation.

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